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  • Achetez et offrez Le Vide à moitié vert !

    Ce sera l’évènement littéraire du 24 février prochain : la sortie du deuxième livre du Postillon, aux éditions Le monde à l’envers. Titré Le Vide à moitié vert. La gauche rouge-verte au pouvoir : le cas de Grenoble, il a pour ambition de dresser un portrait du premier mandat de Piolle à la mairie de Grenoble. Et d’éclairer ainsi les lanternes de toutes les personnes qui se demandent « comment ça se passe dans une municipalité écolo  », qu’elles soient habitantes de villes récemment conquises par les Verts, séduites par la montée en puissance de Piolle au niveau national ou simplement curieuses.
    Si beaucoup des informations présentes dans ce bouquin sont connues des lecteurs assidus du Postillon, il ne s’agit néanmoins pas d’une compilation d’articles à la manière de Mélancolie postale (notre hors-série sur La Poste). L’idée, c’était de proposer quelque chose d’un peu littéraire, en racontant aussi des bribes de vie de notre petit journal de contre-info locale, avec ses doutes, ses enthousiasmes et même parfois ses erreurs. Pour vous donner envie de vous ruer dans toutes les bonnes librairies, voici quelques extraits.

Derniers articles en ligne

  • Fous Alliés

    Ni centre-ville, ni banlieue, ni résidentielle ni franchement industrielle, sans histoire et pleine d’histoires, et presque inchangée depuis les années 60, la rue des Alliés à Grenoble finira bien par attirer les convoitises des promoteurs. Avant qu’elle ne s’écroule, avalée par le monde de demain, des arpenteurs du Postillon y ont passé 24h des plus intenses, de garages en services publics, d’épicerie de nuit en marché de gros et de terrain vague en trottoir défoncé, en passant par le pont le plus raide de la ville. Ils ont même retrouvé des panneaux de pub, vestiges insolents oubliés par la municipalité. Ce qu’ils en ont rapporté n’est ni plus ni moins qu’une radiographie, voire un IRM de l’époque.

  • T’Angot brutal à la MC2

    Dans le panier de crabes de la culture grenobloise, son nom est tristement célèbre. Faut dire que c’est lui qui a le plus d’argent, et donc de pouvoir dans ce petit milieu où tout le monde se connaît. Jean-Paul Angot dirige depuis 2013 la MC2, l’une des plus importantes scènes nationales en France. En six ans, il est parvenu à obtenir de sacrés résultats : une vingtaine de départs de salariés depuis 2015, une grève, une fréquentation en baisse, des partenariats qui capotent et des finance­s en piteux état. Ce qui ne l’empêche pas de postuler à un troisième mandat. La culture c’est bien, le pouvoir c’est mieux.

  • Le journalisme, c’est du réseautage ?

    Les responsables de l’école de journalisme de Grenoble ont forcé leurs élèves à s’inscrire sur une plateforme de « networking » faite pour réseauter avec les professionnels des grandes boîtes. Avant de se rendre compte que le partenariat avec cette start-up posait un problème juridique pour cet établissement public. Comme auraient pu le dire nos vieux potes du journal Article 11  : à bas le réseau, vive le rosé !

  • Digital first, information deuxième

    Au Postillon, on aime bien le papier qui salit les doigts avec de l’encre. Plus que le numérique qui laisse les doigts propres, mais salit la planète avec l’extraction de terres rares ou la consommation énergétique de serveurs à l’autre bout du monde. Certes, on a bien un site internet d’archivage, mais on se fout pas mal de son audience. Contrairement au Daubé, qui, voyant la chute de ses ventes de journaux papiers, veut prendre le « virage numérique ». Pour cela, il a un plan, mis en place depuis bientôt deux ans : le « digital first », « numérique d’abord » en bon français. Mais le français, comme le papier, c’est has been, comme nous l’explique Pauline (pseudo) qui a vécu l’instauration de cette nouvelle stratégie de l’intérieur.

  • La blagueuse à tabac

    Vendeuse de clopes. C’est son métier, à Sandrine, même si c’est de moins en moins bien vu. « Mais je vends pas que ça, hein, regardez tout ce que j’ai !  » Et c’est vrai que sa boutique, l’un des deux tabacs de Lancey, à Villard-Bonnot, regorge d’objets étonnants chez un buraliste. C’est qu’il en faut de la volonté pour attirer le chaland quand le paquet de clopes prend cinquante centimes tous les deux mois. En plus de vendre des babioles, Sandrine donne aussi de la chaleur humaine. Et c’est plutôt efficace.

  • Nager en eaux troubles

    Et si on pouvait faire quelques longueurs et deux trois ploufs dans l’Isère derrière le Musée ou à Jean Macé ? Les canicules dans la Cuvette pourraient presque en devenir agréables. On pourrait ressortir les bouées canard de bain, et recréer des emplois de marchands de chichis.
    Alors Le Postillon a ouvert l’enquête, nom de code IsèreLEAKS : que faire pour rendre possible la baignade dans la rivière ? En guise de hors-d’œuvre nous avons rencardé deux membres des services de renseignement, spécificité nageurs de combat. Nous les avons enivrés au bar La Natation boulevard Gambetta, afin d’avoir le temps de consulter à leur insu les notes confidentielles qu’ils portaient dans leur mallette.

  • Don’t worry, be appli

    D’après un calcul savant, les participants au Postillon ont en moyenne 33,8 ans. Comme on dit souvent du mal des nouvelles technologies dans une époque globalement techno-béate, on nous fait parfois passer pour des vieux cons avant l’âge. Heureusement, la valeur n’attend pas le nombre des années.
    Marcia a 23 ans et n’a pas de smartphone, ce qui complique drôlement sa nouvelle vie d’étudiante. Son témoignage nous fait plonger dans les absurdités et injustices de la vie sous appli.

  • à quand un arrêté anti 5G ?

    Les manifestants pour le climat, le maire de Grenoble ou le vice-président de la Métropole réclament tous un « état d’urgence climatique ». Des mots forts accompagnés pour l’instant d’actes à peu près insignifiants. Le maire de Grenoble vient par exemple de prendre un arrêté anti-pesticides alors qu’il n’y a aucun agriculteur sur la commune. Mais si on veut vraiment « sauver la cuvette », il faut d’abord s’interroger sur la spécialité locale : la fuite en avant technologique et ses conséquences sur les écosystèmes et les ressources de la planète. Pour mettre en lien ces activités dites dématérialisées avec les ressources très matérielles qu’elle pillent. Un geste politique tout simple pourrait être de prendre un arrêté interdisant la 5G sur le territoire communal. Plaidoyer tant qu’il « est encore temps » de sauver les élus de leur dissonance.

  • La France des assistés

    Alors qu’il n’y a pas « d’argent magique » pour garantir des conditions de travail décentes dans les hôpitaux ou pour lutter contre les violences conjugales, l’argent public continue à ruisseler sur les entrepreneurs high tech. Le nouveau business plan national pour pomper l’argent public, c’est la « deeptech  ». Vu qu’à Grenoble on est les meilleurs en technologie, la première étape du « Deeptech tour » avait lieu chez nous le 19 septembre dernier. Compte rendu.

  • L’enfer vert de Schneider

    C’est bien connu : aujourd’hui, tout le monde fait un geste pour la planète, même les multinationales. Prenez par exemple Schneider Electric, la multinationale du disjoncteur et de la « gestion énergétique  » qui emploie 5 000 personnes dans la Cuvette. Sur son site, elle assure à une jeune fille asiatique nommée Lily : « Nous mettrons fin au réchauffement de la planète.  » Comment ? En fabriquant des tonnes de capteurs jetables et en assurant que la « numérisation peut résoudre la crise du carbone ». C’est beau, d’autant plus que Schneider pousse au «  bien-être  » dans l’entreprise, quitte à virer les éléments trop vieux ou pas assez enthousiastes. Malgré son jeune âge, Lorraine* ne rêve que de quitter cet enfer vert.

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