Actualités

  • Antenne, je ne boirai plus de ton réseau

    Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt. Si la plupart des commentateurs ont déploré l’incendie de trois antennes relais autour de Grenoble dans la nuit du 17 au 18 mai dernier, presque personne ne s’est interrogé sur la dépendance de nos sociétés connectées à ces objets. Près de 100 000 personnes privées de réseau, des paiements par carte bancaire impossibles, une grande partie de fréquences radios, quelques chaînes de télévision inaccessibles... et ce pendant près d’une semaine. Pour ce premier épisode du feuilleton Crise‑Antennes, Le Postillon est allé faire le tour des antennes incendiées, à la rencontre des vigiles aujourd’hui chargés de veiller sur elles. Les bribes de reportages rapportées sont entrecoupés de message récoltés sur le réseau social Twitter dans les jours suivants les incendies [1].

Derniers articles en ligne

  • La justice a du boulot à Voiron

    Le maire de Voiron, Julien Polat veut donner du boulot à la justice. Alors qu’un de ses agents fait l’objet d’une « enquête pour détournement d’argent public et blanchiment », Polat a annoncé vouloir porter plainte contre notre journal, entre autres.

  • Piolle et Larrouturou : les cousins secrets

    La proximité entre le maire de Grenoble Eric Piolle et le député européen Pierre Larrouturou est connue, la première candidature de Piolle à une élection (en 1997) s’étant fait sous les couleurs de Nouvelle Donne, le micro-parti de Larrouturou. Comment se sont-ils rencontrés ? La légende veut que cela soit dû à la curiosité intellectuelle de Piolle, comme nous le raconte cet article de Rue 89 (14/01/2016) : « Même s’ils ont tous les deux vu le jour et grandi en Aquitaine, c’est pourtant à Grenoble qu’Eric (...)

  • Abroger la 5G

    En septembre dernier, suite aux arrêtés anti-pesticides pris par plusieurs municipalités dont celle de Grenoble, Le Postillon publiait un « plaidoyer pour un arrêté anti-5G » et s’étonnait de l’absence de prise de position des élus écolos grenoblois sur ce sujet majeur.
    En mars dernier, dix jours avant le premier tour des élections municipales, Eric Piolle recevait la députée et ancienne ministre socialiste Delphine Batho afin de plaider « pour un moratoire sur la 5G  ».
    Les élus écolos grenoblois se mettent-ils à combattre la fuite en avant technologique ? Ou la 5G est-elle l’aberration de trop, celle que les bons éco-gestionnaires ne peuvent pas laisser passer ?

  • Un postier répond au lynchage médiatique

    Depuis le début de la crise, les postiers subissent un lynchage médiatique, accusés de ne pas assez se sacrifier pour l’effort de « guerre ». Lettre d’un postier grenoblois à la presse.

  • Confine-toi mais loin de nous

    Pendant l’été 2018, Le Postillon n°46 publiait un récit imaginaire inspiré de faits réels, retraçant les aventures de Fabien, jeune infirmier grenoblois parti en week-end grimpe en Ardèche avec des ingénieurs. Une discussion autour d’un feu de bois permettait de découvrir de l’intérieur le quotidien miséreux du service d’accueil des urgences de l’hôpital de Grenoble.
    Presque deux ans plus tard, la crise du coronavirus met sur le devant de la scène les carences de l’hôpital public et la maltraitance institutionnelle subie par les soignants. Qu’est devenu Fabien ?
    Voilà un nouveau récit imaginaire inspiré de faits réels, nous plongeant dans une saynète à l’intérieur d’une colocation grenobloise en cette fin mars 2020 si étrange.

  • la peste on n’a pas tous à y gagner

    Un bouquin de 1903 raconte comment ont été gérées les épidémies de peste à Grenoble de 1410 à 1643. À la fois glaçant et instructif sur les parallèles à faire avec l’époque actuelle.

  • L’hypocrisie comme mode de gestion de crise : Le cas Olivier Véran

    « Tenace », « talent indéniable », « infatigable cheville ouvrière », « boule de nerfs  » « le médecin qui s’impose » «  prêt pour ce poste », « compétent », « très bon », « pédagogue », « rassurant », « auteur d’un sans faute » : depuis un mois, les portraits flatteurs d’Olivier Véran fleurissent dans la presse et sur Internet. Et « beau gosse » avec ça : le nouveau ministre de la Santé a même fait la couverture de Gala (19/03/2020) et sa vie sentimentale s’étale sur les colonnes de Femme actuelle et Télé Loisirs.
    Étudiant, le petit Olivier voulait déjà devenir ministre. Après des années de loyaux services au PS et à En Marche, après avoir sillonné le marigot des hautes instances de la santé, une vidéo intime de Benjamin Griveaux lui a enfin permis de réaliser son rêve. Propulsé par une branlette alors que le Covid 19 avait fait un seul mort en France, le député de l’Isère de 39 ans se retrouve en première ligne pour « gérer » la crise de la quarantaine. C’est une des figures montantes de la Macronie et il coche toutes les cases de l’hypocrisie ambiante : après avoir voté et défendu pendant des années les baisses de budget et la course à la rentabilité pour les hôpitaux, il ne manque aujourd’hui pas une occasion de saluer le courage et le sacrifice des soignants. Derrière sa « pédagogie » de crise se cachent les affres de l’état d’urgence sanitaire.

  • La grande illusion des cours en ligne

    Voilà des années que l’État et les multinationales du secteur tentent de développer les cours en ligne. S’ils sont de plus en plus présents dans les formations universitaires, ils avaient jusqu’ici peu pénétré dans les écoles, collèges et lycées. Le confinement et la décision du ministère d’assurer la « continuité pédagogique » grâce aux cours en ligne a permis un bon gros coup de publicité pour ces dispositifs, même s’il est évident qu’ils vont avant tout creuser encore un peu plus les inégalités sociales. Des profs du coin nous racontent.

  • Pique et pique et corona

    Continuer à aller bosser ou pas ? C’est la question qui a agité tous les salariés depuis la mi-mars. Dans la cuvette, aucune grosse boîte n’a fermé à cause du coronavirus, entraînant moult tensions entre directions et salariés sur fond de lutte des classes. Bien souvent les cadres ou ingénieurs bossent en télétravail quand les ouvrières ou opérateurs continuent à aller trimer sans les protections nécessaires.
    Il y a les boîtes qui ne fabriquent rien du tout d’essentiel à la survie en temps de pandémie (des puces électroniques, des bulldozers, du ciment) et puis celles qui ont un peu un lien avec la problématique du moment. Becton Dickinson, vous connaissez ? Depuis 60 ans, cette entreprise américaine qui fabrique des seringues à Pont‑de‑Claix emploie 1 650 personnes. Entre réorganisation et perte de sens, les premières semaines du confinement ont été mouvementées dans cette entreprise « indispensable »… pour certaines de ses activités seulement. Et si cette crise permettait à des haut diplômés de prendre conscience du non-sens de leur boulot ?

  • Le deal fait (pour l’instant) de la résistance

    À en croire certains articles de presse, le coronavirus aurait réussi là où les flics échouent depuis des décennies : le confinement serait la solution magique pour enrayer le système mafieux de deal de drogue. Et pourtant, malgré le confinement, le trafic semble rester bien vivant à Grenoble. En attendant une crise de l’approvisionnement qui n’était pas encore advenue début avril, les dealers suivent la première règle du capitalisme : s’adapter.

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