Actualités

  • Les prouesses professionelles de Laurence Ruffin

    Grenoble a une nouvelle maire ! Mais qui est Laurence Ruffin ? Et qu’a-t-elle fait dans sa vie professionnelle ? Pour l’occasion, Le Postillon vous invite à lire l’article qu’on avait consacré à son entreprise à l’automne dernier.

    La voilà enfin officiellement désignée – après une longue série de claques qui portent, de communiqués incendiaires et d’accusations « d’intimidations » envers Piolle – comme l’unique successeuse du maire de Grenoble. Laurence Ruffin est candidate aux prochaines municipales au nom des Écologistes, du Parti communiste, de divers groupuscules (Ades, etc.) en attendant peut-être – avant ou après le premier tour – les Insoumis et les socialistes. Si elle est novice en politique, elle ressemble à une sorte de candidate idéale pour les éco-techniciens grenoblois, notamment grâce à son action à la tête de la Scop Alma, éditrice de logiciels. Elle œuvre à la fois dans la « tech », la monoculture locale, et elle apporte un supplément d’âme en défendant le modèle « coopératif ». Alors tous les médias déroulent le « récit » flamboyant de la PDG d’Alma, surtout soucieuse de « démocratie en entreprise », de « gouvernance partagée » et autres « répartition de valeur » et « qualité de vie au travail ». Mais personne ne se demande à quoi servent les logiciels créés par cette société coopérative. Or, vendus à certains des pires pollueurs de la planète, ils permettent avant tout de remplacer les humains par des robots. Participer à dévaster le monde en coopérative, c’est toujours dévaster le monde.

    L’article complet est à lire ici : https://www.lepostillon.org/Devaster-le-monde-Oui-mais-en-cooperative.html

Derniers articles en ligne

  • Le retour de la norme

    Les jeunes sont-ils de plus en plus « fous » ? Les solutions proposées pour prendre en charge les « déviances » sont-elles adaptées ? Pourquoi entend-on de plus en plus parler de toutes sortes de « troubles » ? Habités par ces questionnements, on est allés discuter avec une psychologue du coin. Voilà pas mal d’années qu’elle bosse en pédo-psychiatrie de secteur, qui a remplacé, dans les années 50-60, le simple enfermement pour les malades mentaux adultes ou le placement dans des foyers pour les enfants. Elle a bien précisé que ce qu’elle raconte n’engage qu’elle et manque de toute prétention à la scientificité. Mais des fois les questionnements éclairent autant que les réponses.

  • Minimistan, maxi duperie

    Le Minimistan, ouvert depuis deux ans dans un énorme ancien couvent du quartier Alma-Très-Cloîtres (juste derrière Notre-Dame), est un « tiers-lieu » proposant toutes sortes de réjouissances : le nouveau lieu tendance grenoblois en quelque sorte. Et au Postillon, vous nous connaissez, on aime à la fois la tendance et faire plaisir à nos lecteurs et lectrices. Aussi quand début avril un coworkeur du Minimistan nous a fait suivre des échanges à notre propos sur le groupe Signal des habitués du lieu (dénommé « les portes de l’enfer »), on a eu l’impression qu’on nous passait commande. « On va forcément avoir [un article] pour le Minimistan aussi » prédit Mathieu quand Pablo lui répond : «  Oui étonnant que ce soit toujours pas sorti (...). » En voilà un bon sujet pour notre jeune reporter... Alors ni une ni deux : aussitôt commandé, aussitôt servi !

  • Les routes abandonnées

    Tous ces cailloux qui tombent et ces versants qui s’effondrent, ça fait bien du souci et du travail. Comme on l’explique dans l’article dans le reportage dans le Vénéon (du même numéro), le Département de l’Isère a lancé une « étude de vulnérabilité des territoires » pour réfléchir notamment à la possibilité de fermer certaines routes. En attendant les conclusions de l’étude, intéressons-nous aux routes déjà fermées avec ce test comparatif réalisé en toute scientificité.

  • Forage, ô désespoir

    Mais qu’est-ce qu’on va faire de tous ces immenses trous creusés à 1 000 mètres sous terre ? C’est un des mystères planant autour de la fermeture ou baisse d’activité des usines chimiques du sud de l’agglomération. L’énorme quantité de sel dont avaient besoin ces usines était puisée dans le sous-sol de la vallée de la Galaure. Si cette activité consommait énormément d’eau, comme on l’avait raconté dans le n°74, son arrêt pose aussi problème. Car pour au moins les trente prochaines années, il va falloir que des personnes s’occupent de surveiller et d’agir, afin que les cavités creusées ne polluent pas les nappes phréatiques ou ne causent pas d’effondrements. Encore une sacrée nuisance due à l’industrie de la chimie !

  • Pas mal de tracas, pas mal de blabla : SSA

    Un goût sacrément amer. Le lancement en grande pompe de la Sécurité sociale de l’alimentation (SSA) par la ville de Grenoble a été critiqué, comme attendu, par toutes les oppositions… Mais il ne passe pas non plus chez des partisans de la SSA : ils ont le sentiment de s’être fait balader dans un fumeux « processus participatif » biaisé dès le départ par la volonté municipale d’aboutir à tout prix à un résultat avant les prochaines échéances électorales – et de justifier ainsi la hausse polémique de la taxe foncière. Si les partisans de la solution adoptée défendent la nécessité « d’expérimenter » et « d’avancer », le résultat n’a plus grand-chose à voir avec les principes de la SSA.

  • Aux (IA)rmes citoyens !

    Alors que Trump vire sans ménagement tout porteur d’un discours scientifique qui ne convient pas à son agenda politique, dans la Capitale vert kaki grenobloise, l’université y va aussi de ses dérives autoritaires et militaristes, particulièrement lorsqu’il s’agit de numérique et d’IA. Récit de l’ambiance générale au cœur des labos.

  • Les soirées de promotion de l’IA

    L’intelligence artificielle n’est pas seulement imposée par quelques lointains milliardaires inaccessibles. Il y a aussi une flopée d’universitaires et autres gens très instruits qui œuvrent à accompagner son développement de « questionnements éthiques » et autres discours pseudo critiques. Soit beaucoup de blabla évitant soigneusement ce constat basique : on n’a pas besoin de l’IA, son développement va compliquer encore plus les quêtes d’émancipation et de liberté alors il faut tout arrêter, réfléchir et c’est pas triste. Compte-rendu critique de trois soirées grenobloises d’enculage de mouches artificielles.

  • La bascule entre deux époques

    Son nom porte une trace de la vie passée dans le Sud-Grésivaudan, quand des « bascules publiques » servaient à peser les marchandises ou les animaux dans les véhicules. Depuis, les animaux ont été globalement remplacés par les noyers, mais le café tabac La Bascule est resté, seul commerce de la petite commune de Cras, à cinq kilomètres de Tullins. Depuis deux ans, Bernard a laissé les manettes de ce charmant lieu, nouveau point de vente du Postillon, à Mehdi. Entre disparition de la paysannerie, transformation des lieux de sociabilité, fuite du luxe parisien et braquages, leurs témoignages permettent de basculer dans des dimensions inattendues.

  • Le prono des municipales

    8,52 % en 2014, 2,01 % en 2020… Comme dans la plupart des Métropoles, l’extrême-droite n’a jamais grand remplacé les partis de gauche ou de droite classique aux élections municipales de Grenoble. Mais les 17 % obtenus aux européennes de 2024 (Rassemblement national + Reconquête) doivent certainement ouvrir les appétits de quelques arrivistes nationalistes, trouvant le droitier Carignon trop compatible avec « le système d’essstreme-gauche ». Voici les cotes des principaux prétendants.

  • Barrages partout, baignade nulle part

    En Occitanie et en Catalogne, les « dracs » sont des « créatures imaginaires de formes variables, dont la plupart sont considérées comme des dragons représentant le diable, liés à l’eau et à ses dangers  ». Dans la Cuvette, le Drac est juste une rivière un peu pénible à traverser. Mais que sait-on de lui ? Le sixième épisode de ce feuilleton revient sur ce scandale local : malgré toute cette bonne eau descendant des montagnes il est impossible de se baigner dans le Drac.