Actualités

  • Magouillo Ergo Sum

    Depuis trois jours, les trolls carignonistes nous font un super coup de pub’ en pourrissant l’Internet de reprises de la Une de notre dernier numéro "Pourquoi Carignon va (hélas) gagner".

    Alors déjà on voulait leur dire : merci pour la promo, les ventes en plus nous aideront peut-être à payer les frais judiciaires pour le procès intenté par la multi-élue Nathalie Béranger, numéro deux sur la liste de Carignon (https://www.lepostillon.org/Le-Postillon-en-proces-a-Paris.html).

    D’autant plus que leurs « followers » auront effectivement beaucoup à gagner à acheter notre journal papier, cela leur permettra de voir comment le site Grenoble le changement, organe officiel des ultra-carignonistes, ne retient - comme à son habitude – de notre journal que ce qui l’intéresse, quitte à couper grossièrement des images. Ainsi la photo de la Une est judicieusement cadrée pour ne pas laisser apparaître le bas du dessin où la devise « Magouillo ergo sum » résume tout l’activisme politique (en tant qu’élu ou candidat) de Carignon.

    En mars 1983, Carignon avait été élu à la surprise générale, la majorité des habitants ou « observateurs » croyant que la ville était pour toujours « acquise » à la gauche. 42 ans plus tard, l’histoire pourrait se répéter… sauf que cette fois-ci, grâce à la Une de notre journal, ce serait beaucoup moins une « surprise ».

    Et cela entraînera peut-être un autre dénouement. Car dans notre journal, il y a des articles qui contredisent carrément la Une (faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier), comme le compte-rendu ci-dessous de la soirée des vœux d’Alain Carignon. Alors bonne lecture de notre journal papier, d’autant plus qu’en dehors des cinq pauvres pages consacrées aux élections grenobloises, il y a vingt-trois autres pages encore plus pertinentes !

Derniers articles en ligne

  • Ineptes tablettes

    C’est Noël après l’heure. Les élèves de cinquième de quinze collèges de l’Isère vont recevoir des tablettes numériques. Un cadeau du Conseil départemental, très fier de lancer son « Plan numérique  », visant à terme à mettre dans les mains de chaque collégien un nouveau joujou numérique. Au XXIème siècle, toute l’ambition des classes dirigeantes, en l’occurrence ici la majorité Les Républicains du département, à propos des jeunes et de l’éducation consiste à les abreuver de gadgets technologiques. Quitte à gaspiller des millions d’euros d’argent public pour le plus grand bonheur de la multinationale Apple, qui s’apprête à embrigader plein de futurs clients.
    Ces tablettes vont servir à « lutter contre les inégalités et améliorer les apprentissages », assurent les communicants en ayant l’air d’y croire. Le Postillon pense exactement l’inverse et dresse, avec l’aide d’une enseignante concernée, les principaux enseignements de cette ineptie.

  • La fac veut donner des « émotions » aux robots

    Connaissez-vous « l’informatique affective » ? Cette nouvelle discipline enseignée à l’Université Grenoble-Alpes essaye de faire émerger le « robot social » afin que les robots puissent aussi remplacer les humains en tant que copain de jeu ou confident. Comme le dit une chercheuse : c’est « une révolution culturelle féroce » !

  • Comment les collégiens avalent déjà des pilules électroniques

    Une prof de techno au collège, quelque part dans la cuvette, nous raconte comment on formate les collégiens au nouveau monde connecté.

  • Ensemble, réduisons les pics de pollution.

    Faire des roues arrières en quad, manger des haricots en boîte ou se chauffer au brasero, c’est pas bueno pour ton karma. Si on décidait plutôt de shopper malin et mourir solidaire, pour rester in et vert sans se culpabiliser ?

  • Un combat à charges

    Au moment de payer son loyer, et les charges qui vont avec, on râle souvent, mais on ne s’interroge pas beaucoup sur ces sommes. C’est ce qu’ont entrepris des habitants de la Villeneuve, qui tentent depuis des années de faire un «  contrôle des charges » demandées par leur bailleur social. Une démarche qui pourrait donner d’autres envies, dans ce quartier soumis aux affres de la rénovation urbaine.

  • « On fait plus du gardiennage que de l’animation »

    Dans la catégorie « boulot de merde », il mérite amplement sa place. Et plutôt en haut du panier. Pourtant, faire de l’animation auprès des enfants c’est plutôt sympa, non ? C’est mignon, les gosses, comment peut-on souffrir en s’occupant d’eux ?
    Les animateurs périscolaires vivent pourtant une sorte de détresse. Pas à cause des gamins, non, le problème c’est leurs conditions de travail.
    À Grenoble, elles ont encore empiré depuis la rentrée. Cette détérioration a eu au moins un effet positif : entraîner un mouvement de contestation rarissime dans ce métier à la pointe de la précarisation du monde du travail.

  • La grande radiation

    Radiations abusives, offres de formation bidons, flicage des chômeurs, déshumanisation des rapports, délégation du suivi à des organismes privés, offres d’emploi illégales... De plus en plus, Pôle Emploi délaisse sa mission de service public – le conseil et l’accompagnement des chômeurs – au profit d’un objectif moins avouable : baisser artificiellement les statistiques du chômage et réaliser des économies. Pour cela, il n’hésite pas à flirter avec l’illégalité, profitant de la méconnaissance de leurs droits par les demandeurs d’emploi. Un gigantesque enfumage que confirment tous nos témoins : chômeurs, syndicalistes et même un conseiller Pôle Emploi remonté.

  • « Cette affaire remet des murs et ferme des portes »

    Le 14 décembre, la cour d’assises de Grenoble a rendu un verdict presque sans précédent : un psychiatre a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour homicide involontaire, suite au meurtre commis par un de ses patients en 2008. La famille de Luc Meunier, l’étudiant de 26 ans poignardé cours Berriat, s’est dite soulagée. Le médecin a fait appel de la condamnation. Et nous, spectateurs, on reste là, pantois ; ni rassurés par l’hypothèse de recevoir un coup de surin, ni convaincus qu’enfermer des gens sans jugement par commodité soit très innovant. On a discrètement consulté Claire Gekiere, médecin-psychiatre à l’hôpital de Bassens pour tenter d’introduire un peu de nuance dans la rubrique faits divers.

  • Vaut-il mieux croire aux ovnis qu’à la démocratie participative ?

    Au Postillon, on en a un peu marre des réunions publiques autour de la politique locale, des tarifs de stationnement, des bibliothèques, du budget, et de tous ces sujets bassement terre-à-terre. Nous on veut bien essayer de croire à la démocratie participative, mais quand même quitte à planer il y a des fantasmes plus marrants. Alors le 13 décembre, un de nos reporters s’est incrusté dans une réunion secrète d’ufologues, ceux qui croient aux ovnis et tout ce qui est en lien : une pincée d’extraterrestres, une cuillère de théorie du complot, et une louche de secret d’État, le fil rouge de la soirée. Tout cela réuni en une « conviviale » soirée participative.

  • « La seule attitude rationnelle, ne pas se laisser faire »

    " Contre la flexibilité du travail, ils proposent des contrats d’un mois rémunéré 1 300€. Opposants à la loi El Khomri, ils s’assoient sur la loi en vigueur quand il s’agit de prévenir un travailleur déjà précaire de ce qu’il va faire la semaine suivante. "