Actualités

  • Magouillo Ergo Sum

    Depuis trois jours, les trolls carignonistes nous font un super coup de pub’ en pourrissant l’Internet de reprises de la Une de notre dernier numéro "Pourquoi Carignon va (hélas) gagner".

    Alors déjà on voulait leur dire : merci pour la promo, les ventes en plus nous aideront peut-être à payer les frais judiciaires pour le procès intenté par la multi-élue Nathalie Béranger, numéro deux sur la liste de Carignon (https://www.lepostillon.org/Le-Postillon-en-proces-a-Paris.html).

    D’autant plus que leurs « followers » auront effectivement beaucoup à gagner à acheter notre journal papier, cela leur permettra de voir comment le site Grenoble le changement, organe officiel des ultra-carignonistes, ne retient - comme à son habitude – de notre journal que ce qui l’intéresse, quitte à couper grossièrement des images. Ainsi la photo de la Une est judicieusement cadrée pour ne pas laisser apparaître le bas du dessin où la devise « Magouillo ergo sum » résume tout l’activisme politique (en tant qu’élu ou candidat) de Carignon.

    En mars 1983, Carignon avait été élu à la surprise générale, la majorité des habitants ou « observateurs » croyant que la ville était pour toujours « acquise » à la gauche. 42 ans plus tard, l’histoire pourrait se répéter… sauf que cette fois-ci, grâce à la Une de notre journal, ce serait beaucoup moins une « surprise ».

    Et cela entraînera peut-être un autre dénouement. Car dans notre journal, il y a des articles qui contredisent carrément la Une (faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier), comme le compte-rendu ci-dessous de la soirée des vœux d’Alain Carignon. Alors bonne lecture de notre journal papier, d’autant plus qu’en dehors des cinq pauvres pages consacrées aux élections grenobloises, il y a vingt-trois autres pages encore plus pertinentes !

Derniers articles en ligne

  • Le pachyderme

    Pour la première élection de Destot député, Le Daubé (13/06/1988) racontait : « Visiblement, ce jeune rocardien n’a pas l’intention de se transformer en vieux pachyderme de la politique politicienne. "D’autant plus qu’à Grenoble, confie-t-il, c’est important de garder un pied dans la technologie"... » Trente ans plus tard, le pachyderme, toujours les deux pieds dans la promotion des technologies, veut repartir un huitième mandat.

  • La paix

    Manif du 1er mai 2017 à Grenoble. Le gouvernement n’a qu’à bien se tenir.

  • Les start-up : la vraie France des assistés

    Dans nos sociétés modernes-innovantes-à-la-pointe-du-progrès, il n’y a plus d’argent pour les hôpitaux, pour les trains régionaux, pour l’hébergement d’urgence, pour que les aides à domicile aient des conditions de travail décentes, etc. Par contre, il y en a toujours pour les start-up. C’est ce qu’ils appellent le fameux « modèle grenoblois ». Un modèle qui encense la R&D (recherche et développement) et l’esprit entrepreneurial, tout en reposant sur un pillage de l’argent public, une philosophie inepte et des procédés immoraux. Aujourd’hui, Le Postillon vous raconte l’histoire d’Ebikelabs, une jeune start-up sur laquelle pèsent des soupçons de trafic d’influence avec des élus de la Métro (voir https://www.lepostillon.org/Le-trafic-d-influence-co-construit.html). Elle promeut le « vélo électrique connecté », et a été fondée par un certain Maël Bosson, qui désire « sauver la démocratie par les start-up ». Bienvenue dans ce petit monde innovant où l’argent public coule à flots.

  • Le trafic d’influence co-construit

    Toujours plus loin dans la démocratie participative ! Deux élus écolos grenoblois tentent la co-construction d’appel d’offres avec la start-up d’un de leurs amis...

  • Grenoble ne peut pas accueillir tous les ingénieurs du monde

    On vous doit des excuses. Dans le dernier numéro, on vous a allumé avec ce titre aguicheur en Une : « Pic de pollution : Grenoble ne peut pas accueillir tous les ingénieurs du monde  ». Et puis à l’intérieur, rien, ou presque sur ce sujet. Deux pages - très drôles au demeurant - de parodies des mesures prises contre les pics de pollution, et puis c’est tout.

    Alors, lors de ventes à la criée, on a eu quelques remarques du style : « ben pourquoi les ingénieurs, ils ont rien fait de mal ? » ou bien : «  je connais quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît la cousine d’un ingénieur du CEA, c’est pas sympa pour lui. » On avait fauté : on a mis ce titre comme une bonne vanne - très drôle au demeurant - mais il manquait un article sur le sujet, avec un argumentaire solide pour éviter de désespérer gratuitement la presqu’île.

  • #Transition piège à cons

    Récit imaginaire à partir de faits réels.

    25 février : les bibliothécaires grévistes de Grenoble ne lâchent rien. Après neuf mois de lutte, ils continuent à réclamer la réouverture des bibliothèques Prémol et Hauquelin, et le maintien de l’Alliance telle qu’elle existe actuellement. En plus ils épient tous nos faits et gestes. Alors, après une première tentative ratée, à cause de la présence d’opposants, on est obligés d’organiser le déménagement de la bibliothèque Prémol en catimini. Un samedi des vacances scolaires, on a demandé à un prestataire privé de vider tous les livres du lieu. Une bibliothécaire, pensant qu’un cambriolage avait lieu, a même appelé la police, qui est venue puis est repartie après avoir compris que la Ville était derrière l’opération. Des fois, les #Transitions doivent se faire discrètement.

    5 mars : innovation mon amour ! Aujourd’hui, on invente encore des nouvelles « modalités de participation citoyenne » à propos du projet urbain sur le quartier Flaubert. (...)

  • Sauter du train En Marche

    C’est le chouchou des ministres socialistes, des patrons et des instituts de sondages. à les croire, Emmanuel Macron pourrait devenir président de la République. Même s’il peut compter sur le soutien des grands médias, l’ancien ministre de l’Économie a également besoin de quelques militants. Son mouvement En Marche se structure petit à petit depuis cet automne, en Isère comme ailleurs. Un winner du Postillon s’est incrusté à quelques réunions.

  • insoumis à conditions

    Un participant grenoblois à quelques réunions de la France insoumise nous livre un regard véritablement insoumis.

  • Le feu au Crous

    Cet hiver, deux immeubles du Crous ont subi de gros incendies. Au Village olympique, l’ancienne résidence était squattée depuis plusieurs années par des demandeurs d’asile. Sur le campus universitaire, les chambres étaient toujours louées à des étudiants, étrangers pour la plupart. Ils savaient que leur bâtiment était bien pourri. Depuis, ils galèrent et découvrent qu’il était aussi rempli d’amiante.

  • Pris entre deux feux

    Le 15 mars dernier, vers 6 heures du matin, un gigantesque incendie se déclare dans une ancienne résidence universitaire du Village olympique, en retrait de l’avenue Edmond-Esmonin. La Tour Canada, un bâtiment de cinq étages désaffecté, était squattée par plus de soixante-dix personnes, essentiellement des demandeurs d’asile soudanais et érythréens, ainsi que quelques Nigérians. Malgré l’intervention de quatre-vingts pompiers, dix-huit personnes ont été blessées et transportées au CHU de La Tronche, pour la plupart intoxiquées par la fumée. Pour échapper aux flammes, plusieurs habitants ont sauté des fenêtres. Une occupante a fini polytraumatisée. (...)