Actualités

  • Magouillo Ergo Sum

    Depuis trois jours, les trolls carignonistes nous font un super coup de pub’ en pourrissant l’Internet de reprises de la Une de notre dernier numéro "Pourquoi Carignon va (hélas) gagner".

    Alors déjà on voulait leur dire : merci pour la promo, les ventes en plus nous aideront peut-être à payer les frais judiciaires pour le procès intenté par la multi-élue Nathalie Béranger, numéro deux sur la liste de Carignon (https://www.lepostillon.org/Le-Postillon-en-proces-a-Paris.html).

    D’autant plus que leurs « followers » auront effectivement beaucoup à gagner à acheter notre journal papier, cela leur permettra de voir comment le site Grenoble le changement, organe officiel des ultra-carignonistes, ne retient - comme à son habitude – de notre journal que ce qui l’intéresse, quitte à couper grossièrement des images. Ainsi la photo de la Une est judicieusement cadrée pour ne pas laisser apparaître le bas du dessin où la devise « Magouillo ergo sum » résume tout l’activisme politique (en tant qu’élu ou candidat) de Carignon.

    En mars 1983, Carignon avait été élu à la surprise générale, la majorité des habitants ou « observateurs » croyant que la ville était pour toujours « acquise » à la gauche. 42 ans plus tard, l’histoire pourrait se répéter… sauf que cette fois-ci, grâce à la Une de notre journal, ce serait beaucoup moins une « surprise ».

    Et cela entraînera peut-être un autre dénouement. Car dans notre journal, il y a des articles qui contredisent carrément la Une (faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier), comme le compte-rendu ci-dessous de la soirée des vœux d’Alain Carignon. Alors bonne lecture de notre journal papier, d’autant plus qu’en dehors des cinq pauvres pages consacrées aux élections grenobloises, il y a vingt-trois autres pages encore plus pertinentes !

Derniers articles en ligne

  • Le « Street Phone Box Project »

    Le week-end des 25, 26, 27 novembre, c’était le « start-up week-end Grenoble », trois jours d’euphorie entrepreneuriale connectée qui, cette année, mettait à l’honneur – ô comme c’est original – l’intelligence artificielle.
    Il y a six ans, deux zozos du Postillon (n°38) y étaient allés pour faire un reportage et tenter de provoquer des réactions avec un projet de start-up orwellien. Cette année, Jean-Michel Sepultura, partisan du retour des cabines s’y est pointé pour pitcher un projet de réinstallation de cabines téléphoniques. Enfin, il en a vachement mieux parlé, comme vous pouvez le voir dans ce texte.

  • Kafka connecté - épisode 1

    Le Postillon entame un nouveau feuilleton participatif : des récits de situations ubuesques ou kafkaïennes vécues à cause du progrès qui ne s’arrête pas. Actes basiques irréalisables faute d’avoir un téléphone portable, impossibilité de rentrer dans un lieu faute d’avoir un smartphone, ou toutes situations connectées virant à l’absurde. Pour les prochains épisodes, on compte sur vos témoignages ! Pour celui-là, voilà l’histoire de Julien, qui n’a pas de téléphone portable mais qui a quand même essayé d’accéder à ses comptes en ligne à la Banque Postale.

  • Réunionite aiguë à l’hôpital : un traitement sans effet

    Depuis le Covid, les acteurs responsables du système de santé de la région grenobloise se réunissent tous les mercredis dans des « cellules de crise territoriale ». Ces raouts – tout comme les multiples consultations et rencontres organisées par les responsables nationaux – semblent n’avoir aucun effet positif sur la chute libre de l’offre de soins dans l’agglomération. Immersion dans l’un d’entre eux.

  • Les bons tuyaux

    À Grenoble, il y a les risques nucléaires, chimiques et de ruptures de barrages. Même notre sous-sol n’est pas sans danger : plusieurs pipelines serpentent dans la cuvette, transportant des produits toxiques à haute pression, et en grande quantité. Encore un fabuleux avantage d’habiter dans la « Seveso Valley ». Partons sur les traces de ces réseaux souterrains.

  • Comment l’IA nous crétinise

    Dans le précédent numéro, un chercheur mathématicien grenoblois racontait sa prise de conscience récente sur les méfaits de son domaine de recherche (l’intelligence artificielle) et sa proposition d’étudier sérieusement l’option aujourd’hui tabou du « démantèlement du numérique ». Dans cette fournée, il raconte une des impasses absurdes dans lesquelles nous pousse la dévotion grandissante au Dieu intelligence artificielle.

  • Compost-à-porte

    Il n’y pas de sot métier, par contre il y a des métiers de seau. Comme celui qui consiste à amener chez tous les habitants des petites poubelles marron pour qu’ils fassent leur compost. C’était le job de Lama ces dernières semaines.

  • Dans la dech’

    Un bénévole du journal a bossé cet été dans quatre déchetteries du coin. Toute la population défile dans ces cimetières d’objets, qu’elle vienne en vieux diesel pourri-qui-pollue-et-qui-pue, en camion de location, en style SUV-tongs, en véhicule électrique-Polo, et même à pied et à vélo. Dans l’antre du déchet, qui se résume à deux allées longues de trente mètres où la circulation se fait au rythme des arrêts devant les bennes alignées là, on assiste à la mise au rebut de tous types d’objets : ceux qui n’ont pas servi une fois, certains très anciens qui appartenaient à notre défunte « mémère » ou à notre « pépère », d’autres en mille morceaux et qui trouveront un repos bien mérité… C’est assurément le cimetière de nos modes de consommation. Notre reporter-intérimaire a été touché par un virus là-bas, endémique en ces terres : la récupération. Interdite en théorie, elle est en pratique très répandue et pratiquée par pas mal de monde. Souvent honnie par les élus et techniciens, elle est à l’inverse adulée par les aficionados de l’autonomie et des militants du « zéro déchet ». Est-elle un syndrome ou une maladie ? Une passion ou un loisir ? Un art de vivre ou une nécessité pour vivre ? Voici une tentative de typologie de quelques profils des récupérateurs et récupératrices.

  • Délivre-nous du Linky

    En 2021, deux moines avaient été arrêtés, après avoir incendié une antenne-relais dans le Beaujolais. Un membre de la cure de Bourg d’Oisans s’est lui, contenté de démonter son compteur Linky et de le remplacer par un « vieux » compteur. Enedis n’a pour l’instant pas donné suite.

  • Les petits garages à contresens

    Les petits garages automobile des villes comme Grenoble, c’est un peu comme les tabacs-presse : des lieux en voie de lente disparition. Comme beaucoup de leurs clients ont des vieilles voitures, cette décrue devrait être accélérée par la mise en place des ZFE (zone à faibles émissions), interdisant progressivement les plus vieilles voitures de rouler. Petite tournée de ces lieux atypiques.

  • Les robots arrivent (aussi) dans les classes

    Au collège Gérard Philipe de Fontaine, les élèves ont dû accueillir un petit nouveau : un « élève-robot ». Cela fait partie des progrès de « l’école numérique inclusive » selon le rectorat, qui permet de travailler à la généralisation de l’enseignement « ensemble à distance et en interaction ».