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Articles de ce numéro

  • Entre influence et affluence

    Panique sur les lacs des Écrins ! Depuis quelques années, les responsables du Parc national constatent une explosion du nombre de bivouacs, notamment autour des lacs de la Muzelle et du Lauvitel. À tel point qu’à partir de cet été, la mise en place de « quotas » avec «  permis nominatifs potentiellement payants  » est envisagée… Deux reporters du Postillon sont allés bivouaquer au Lauvitel encore enneigé, à la rencontre des « nouveaux pratiquants » montagnards attirés par les vidéos virales des réseaux sociaux. Car, en même temps qu’elles s’alarment de la « surfréquentation », les autorités locales payent des influenceurs pour faire venir toujours plus de monde en Oisans.

  • Mauvaise pente

    « Villard-de-Lans, le paradis des enfants.  » Les affiches qui proclament ça datent d’il y a presque un siècle, quand la bourgade du Vercors était spécialisée sur le créneau du «  climatisme  », l’accueil d’enfants malades. Depuis, à en croire le nombre de cheveux gris dans ses mignonnes ruelles, Villard-de-Lans est plutôt devenue le paradis des retraités, les prix de l’immobilier ayant explosé depuis le Covid et le nombre de structures d’accueil d’enfants ayant dramatiquement chuté. Ici comme ailleurs, la montagne se « développe » en attirant avant tout une clientèle aisée, avec très peu d’attention à ce que le bon air pur et le joli cadre profitent aussi à des personnes issues de milieux populaires, jeunes ou pas. Dans l’idée, tout le monde est pour le « tourisme social  ». Mais dans les faits, sa mise en œuvre est globalement de plus en plus compliquée. Plongée dans l’histoire et l’actualité des centres de vacances, des colos et des classes vertes.

  • Ne rasez pes les Îles

    Pour favoriser « la biodiversité  », les autorités prévoient de raser quantité de bancs et d’îlots dans le lit du Drac, entre Grenoble et Fontaine ou Seyssinet. Peut-on encore éviter que les pelleteuses viennent défoncer ces trop rares espaces sauvages en pleine ville ?

  • Liberez le Drac !

    Depuis l’année dernière, le «  Collectif des gens qui ont chaud  » milite pour le droit à la baignade urbaine, dans le Drac et l’Isère. Si la nouvelle maire de Grenoble Laurence Ruffin promet de « rendre l’Isère baignable  », la possibilité de faire un plouf dans le Drac (qui donne beaucoup plus envie que l’Isère) sans être hors-la-loi semble toujours aussi lointaine. C’est que, sur cette rivière, EDF dispose toujours des pleins pouvoirs et semble bien décidée à continuer à interdire tout usage autre que la production hydroélectrique.

  • L’infernet c’est les autres

    En matière d’idée foireuse, cette fois-là on avait fait fort. Jusqu’à se retrouver dans la voiture de Fabienne, à faire des allers-retours entre Pellafol et Saint-Didier-du-Dévoluy à la recherche d’un panneau. Il pleuvait fort ce lundi après-midi, les vitres embuées de sa petite voiture ne nous permettaient pas de voir les panneaux depuis l’intérieur. À chaque fois, il fallait sortir et se mouiller pour aller voir que c’était toujours pas l’indication qu’on cherchait.
    Fabienne, on ne la connaissait pas un quart d’heure avant. On était montés dans sa voiture à la Croix-de-la-Pigne, et comme elle était en avance pour aller chercher sa petite-fille à Corps, elle avait gentiment fait le détour pour nous accompagner à la recherche des gorges de l’Infernet.

  • Pourquoi notre Une était un coup de maître

    Quelques semaines avant les élections, notre Une du dernier numéro « Pourquoi Carignon va (hélas) gagner (et autres pronostics foireux)  » a pas mal fait jaser, en bien et en mal. Est-ce que c’était une idée de génie ou une immense connerie ? Pendant quelques temps, on a balancé entre ces deux hypothèses, un peu comme l’année dernière avec notre quatrième de couv’ détournant le tableau L’origine du monde à propos de ChatGPT. Faut croire qu’on aime de plus en plus ce genre d’inconfort. Les jours d’après les élections, cette Une a aussi fait ricaner, vu que Carignon a finalement perdu. Et pourtant, tout bien considéré, on ne regrette rien, voire on affirme que cette titraille était, commercialement et politiquement, un coup de maître.

  • L’enfer c’est les nôtres

    Les militants RN sont faciles à détester. Plutôt que de rester dans une posture de jugement bien confortable, notre spécialiste en plongée sous-marine a voulu les observer dans leur microcosme, sans filtre. Il voulait entendre autre chose que les éléments de langage tout lisses de leurs candidats, pour les regarder sans la déformation du prisme médiatique. Alors il s’est infiltré dans leur campagne et n’a pas été déçu.

  • Fatal Icare ?

    Quel avenir pour la Coupe Icare ? De plus en plus de parapentistes regrettent l’évolution «  commerciale » de la « plus grande manifestation mondiale de vol libre  », se déroulant tous les mois de septembre autour du plateau des Petites Roches, à une trentaine de kilomètres de Grenoble. Alors que les relations entre la coupe et plusieurs clubs se sont tendues ces dernières années, la polémique est en train de gonfler, gonfler, gonfler... Cet article va-t-elle la faire décoller ?

  • « L’armée à la mainmise sur la recherche »

    Voilà plus de quatre ans que les Ukrainiens subissent des milliers d’attaques de drones russes. Ces engins de guerre sont notamment équipés de composants fabriqués par STMicro, et pas qu’un peu : pour l’année 2023, il y aurait eu sur les champs de bataille ukrainiens pour 94 millions de dollars de puces STMicro. Il y a trois ans, la révélation par l’Observatoire des armements de ce contournement de l’embargo imposé à la Russie avait suscité une petite indignation contre la multinationale d’origine grenobloise (voir Le Postillon n°69). Et depuis ? Non, non, rien n’a changé sur le champ de bataille… Début avril, les autorités ukrainiennes révélaient qu’elles continuaient à trouver des composants STMicro dans les drones de combats russes. Mais par contre aujourd’hui, c’est l’ambiance en France qui a changé : non seulement cette information n’indigne presque plus personne, mais en plus les pressions et sanctions contre celles et ceux dénonçant ce genre de business immoral se font de plus en plus nombreuses. Après les déboires de notre mathématicien (racontés dans sa chronique du dernier numéro), voici ceux d’Émilien, pseudo d’un chercheur à l’institut Néel du CNRS de Grenoble.

  • Le grand remplacement des profs

    À quoi bon continuer à apprendre quand l’intelligence artificielle peut tout faire à notre place ? Les années précédentes, notre mathématicien proposait à ses élèves un cours original, où il essayait de « faire autrement » en favorisant l’apprentissage et le cheminement collectif. Mais cette année, presque tous ses élèves ont déserté à cause de l’omniprésence de ChatGPT, pouvant répondre à tout en quelques secondes, et rendant donc obsolète la relation à un prof ou aux autres élèves.

  • Mais qu’est ce qu’il fait froid !

    Oui oui vous avez bien lu.
    Bien lu ces mots alors qu’au même moment sévit peut-être une canicule.
    Ou au moins une bonne petite chaleur estivale.
    Et pourtant on assume : qu’est-ce qu’il fait froid !

  • Le Postillon et le trésor de la bastille - fin

    Résumé des épisodes précédents :
    L’équipe du Postillon est partie à la Bastille – où se niche un discret incubateur de start-ups – chercher des bitcoins pour acheter un paperboard sur le dark web afin d’organiser une levée de fundraising. Mais soudain le berger des bitcoins les surprend et fait un croche-patte à l’un d’eux avec sa houlette. Et tout bascule dans le ouatezefeuck.