Actualités

  • Les prouesses professionelles de Laurence Ruffin

    Grenoble a une nouvelle maire ! Mais qui est Laurence Ruffin ? Et qu’a-t-elle fait dans sa vie professionnelle ? Pour l’occasion, Le Postillon vous invite à lire l’article qu’on avait consacré à son entreprise à l’automne dernier.

    La voilà enfin officiellement désignée – après une longue série de claques qui portent, de communiqués incendiaires et d’accusations « d’intimidations » envers Piolle – comme l’unique successeuse du maire de Grenoble. Laurence Ruffin est candidate aux prochaines municipales au nom des Écologistes, du Parti communiste, de divers groupuscules (Ades, etc.) en attendant peut-être – avant ou après le premier tour – les Insoumis et les socialistes. Si elle est novice en politique, elle ressemble à une sorte de candidate idéale pour les éco-techniciens grenoblois, notamment grâce à son action à la tête de la Scop Alma, éditrice de logiciels. Elle œuvre à la fois dans la « tech », la monoculture locale, et elle apporte un supplément d’âme en défendant le modèle « coopératif ». Alors tous les médias déroulent le « récit » flamboyant de la PDG d’Alma, surtout soucieuse de « démocratie en entreprise », de « gouvernance partagée » et autres « répartition de valeur » et « qualité de vie au travail ». Mais personne ne se demande à quoi servent les logiciels créés par cette société coopérative. Or, vendus à certains des pires pollueurs de la planète, ils permettent avant tout de remplacer les humains par des robots. Participer à dévaster le monde en coopérative, c’est toujours dévaster le monde.

    L’article complet est à lire ici : https://www.lepostillon.org/Devaster-le-monde-Oui-mais-en-cooperative.html

Derniers articles en ligne

  • Travaille-t-on pour l’armée à Minatec ?

    Selon ses promoteurs, Minatec, le « premier centre européen pour les micro et nanotechnologies », ne produit que des applications utiles pour la santé, pour les énergies renouvelables, bref pour sauver le monde. Or, la majorité des entreprises présentes dans ce centre travaillent surtout à produire de la camelote électronique inutile, quand elles n’œuvrent pas directement au flicage et à la guerre. Depuis juin 2012, une société originaire de Vendée baptisée Tronico a rejoint Minatec (…)

  • Le CEA applique-t-il le principe de précaution ?

    Le 22 novembre, le directeur du CEA-Grenoble Jean Therme inaugurait, en présence de la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche Geneviève Fioraso, la Plateforme nanosécurité, censée travailler sur les risques autour des nanotechnologies.

  • Quelle horreur : « des fruits et légumes poussent en pleine terre » !

    Au printemps dernier la direction des universités de Grenoble a annoncé son intention de réaliser sur le campus une « esplanade conviviale à dominante verte ». Le problème, c’est que ce projet porte, comme par hasard, sur un terrain occupé par les « jardins d’utopie », devant la bibliothèques droit-lettres. Les « jardins d’utopie » existent depuis le mouvement d’occupation de la faculté qui avait sévi en 2006 à l’occasion des manifestations anti-CPE.

  • Pour la dissolution de la Métropole

    Voici venue l’ère des métropoles. Obéissant à la déraison économique et à la compétition libérale mondialisée, l’état a décidé une fois de plus de réorganiser son territoire en concentrant l’essentiel de ses moyens sur les grandes agglomérations urbaines. Quatorze « métropoles », nouveau statut administratif, sont créées à partir de 2015. Outre Paris, Lyon et Marseille, disposant d’un statut spécial, sont concernées les agglomérations de Toulouse, Lille, Bordeaux, Nantes, Strasbourg, Rennes, Rouen, Montpellier, Brest, Nice. Et donc Grenoble.
    Voici cinquante ans que l’on vante la « métropole » grenobloise. Déjà lors des Jeux Olympiques de 1968, Paris Match s’enflamme : «  La France découvre qu’elle a une métropole de l’an 2000. Grenoble, c’est Brasilia  ». Depuis, beaucoup de béton a coulé dans la cuvette, et les caciques locaux ressassent leur ambition de diriger « une métropole à échelle européenne ». Un objectif qui recueille un consensus politique quasi-général. Mais pour que les simples habitants retrouvent un peu de pouvoir, la seule solution est la dissolution de la métropole.

  • Marc Baietto, le métropophage

    La métropole moderne est dense et ravage tout sur son passage. Pour se développer, elle a besoin d’un leader à son image. De la même manière que les banlieues avalent la campagne, le métropophage grignote jour après jour le pouvoir des autres, à commencer par celui de ses administrés. Sous la lattitude grenobloise, le métropophage prend les traits de Marc Baietto. La description de ses traits principaux permet de se rendre compte du danger qu’il y a à laisser proliférer de telles espèces.

  • L’allumé du Pont-de-Claix

    À vrai dire, jusqu’à peu, on ne s’intéressait pas - mais alors pas du tout - à la municipalité de Pont-de-Claix, ni à son maire socialiste Christophe Ferrari. Aux détours de quelques compte-rendus du conseil de la Métro (communauté d’agglomération), dont il est vice-président en charge du budget, on avait bien remarqué que le jeune homme avait l’air d’avoir des dents rayant sérieusement le parquet. Mais cela ne nous avait pas donné particulièrement plus d’envies que ça, trop occupés que nous sommes avec les spécimens qui nous gouvernent au nord de l’agglomération. Et puis un jour, au printemps dernier, on a reçu une lettre anonyme : «  Bonjour, je suis habitant à Pont-de-Claix, et vous écris pour vous faire part d’une affaire qui serait certainement censurée par les ‘‘grands’’ médias de notre département, étant donné qu’elle touche de très près à l’entourage du maire (socialiste). Or, Christophe Ferrari ne cache pas ses ambitions pour la présidence de la Métro en 2014, ne se servant au passage de notre commune que comme d’un simple marche-pied pour sa carrière... Peu de chance donc que les ‘‘journalistes’’ ne se risquent à froisser un personnage de cette ampleur... » S’en suit la description de « l’affaire » en question avant de prévenir : « Je ne peux pas me mouiller davantage : (…) au vu des méthodes employées, dignes de l’ex-URSS, je ne veux pas prendre de risque. (...) Bon courage à vous ! Un habitant indigné  ».

  • « Les patrons, ils n’ont quand même pas tous les droits »

    Bien moins visibles que les facteurs, ils traînent dans les rues leur chariot chargé de publicités, poussent les portes des immeubles et glissent leurs prospectus dans les boîtes aux lettres. Invisibles si l’on n’y prend pas garde. Ils sont, en novlangue, des « distributeurs d’imprimés  ».
    Alpagué dans la rue, Fabien (pseudo) a accepté de nous parler de son taf. Son témoignage permet de réaliser que même si ces travailleurs précaires polluent nos boîtes aux lettres et parfois nos esprits, ils n’ont que rarement d’autres solutions pour croûter ou compléter leur maigre retraite. D’autant que les dépassements d’heures sont monnaie courante et non rémunérés. Un vrai boulot de merde.

  • Du ciment sous les cimes / épisode 1

    On connaît le rôle pionnier de Grenoble dans l’électricité hydraulique, les sports d’hiver ou les nano-technologies. Mais la ville fut aussi le berceau d’un matériau qui a radicalement changé nos manières de construire, l’allure des villes et le paysage : le ciment. Si les bétonneurs devaient faire un pèlerinage, ce serait à Grenoble. C’est ici en effet que fut révélée la recette scientifique du ciment, et que furent bâtis à la fois le premier ouvrage au monde en béton coulé, et la première tour en béton armé. Et même si cette industrie énergivore et poussiéreuse se fait aujourd’hui discrète, elle est encore présente autour de la cuvette.
    Ce feuilleton va vous raconter l’univers du béton grenoblois, l’histoire des premières galeries de 1850 aux usines géantes actuelles, en passant par la tour Perret et les télébennes qui survolent le Drac quotidiennement.
    Dans ce premier épisode, Le Postillon vous emmène deux cents ans en arrière, pour vous narrer comment Grenoble est devenue en quelques dizaines d’années la capitale de « l’or gris ».

  • Cages à lapins

    À la fin de l’été, plus de 60 000 étudiants débarquent dans la cuvette grenobloise. Une petite partie d’entre eux loge dans des chambres étudiantes. C’est le Crous (Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires) qui gère les vingt-quatre résidences de Grenoble et son agglomération, ce qui représente environ 6200 places disponibles.

    Pour nous remémorer nos joyeuses et légères années universitaires, on est allé faire un tour du côté du campus de Saint-Martin-d’Hères en errant au pied de quatre de ces résidences. Objectif : photographier des chambres de 9 à 12m² et leurs occupants. Des chambres dont les étudiants rencontrés semblent globalement satisfaits même si « c’est pas le luxe ». Portraits.

  • Eiffage prépare le meilleur des mondes pour Grenoble

    En manque d’idées, la Métro a payé l’entreprise privée Eiffage pour réfléchir à «  la ville durable à l’horizon 2030 ». Le 17 septembre dernier, une soirée présentait les conclusions de cette étude dénommée Phosphore 4. Bien loin des prétentions de « démocratie participative métropolitaine », seuls les élus des communes de la Métro et quelques professionnels (urbanistes, architectes, etc) étaient conviés à venir découvrir un projet futuriste pour la cuvette. Un envoyé spécial du Postillon s’est glissé parmi eux : voici le meilleur des mondes imaginé par Eiffage.