Actualités

  • Les prouesses professionelles de Laurence Ruffin

    Grenoble a une nouvelle maire ! Mais qui est Laurence Ruffin ? Et qu’a-t-elle fait dans sa vie professionnelle ? Pour l’occasion, Le Postillon vous invite à lire l’article qu’on avait consacré à son entreprise à l’automne dernier.

    La voilà enfin officiellement désignée – après une longue série de claques qui portent, de communiqués incendiaires et d’accusations « d’intimidations » envers Piolle – comme l’unique successeuse du maire de Grenoble. Laurence Ruffin est candidate aux prochaines municipales au nom des Écologistes, du Parti communiste, de divers groupuscules (Ades, etc.) en attendant peut-être – avant ou après le premier tour – les Insoumis et les socialistes. Si elle est novice en politique, elle ressemble à une sorte de candidate idéale pour les éco-techniciens grenoblois, notamment grâce à son action à la tête de la Scop Alma, éditrice de logiciels. Elle œuvre à la fois dans la « tech », la monoculture locale, et elle apporte un supplément d’âme en défendant le modèle « coopératif ». Alors tous les médias déroulent le « récit » flamboyant de la PDG d’Alma, surtout soucieuse de « démocratie en entreprise », de « gouvernance partagée » et autres « répartition de valeur » et « qualité de vie au travail ». Mais personne ne se demande à quoi servent les logiciels créés par cette société coopérative. Or, vendus à certains des pires pollueurs de la planète, ils permettent avant tout de remplacer les humains par des robots. Participer à dévaster le monde en coopérative, c’est toujours dévaster le monde.

    L’article complet est à lire ici : https://www.lepostillon.org/Devaster-le-monde-Oui-mais-en-cooperative.html

Derniers articles en ligne

  • Logique

    Michel Destot est maire de Grenoble depuis presque 19 ans. Grenoble a connu quinze jours de pic de pollution en décembre 2013 pendant lesquels, selon la directrice d’Air Rhône-Alpes, « il fallait monter à 1500 mètres d’altitude pour respirer un bon air ».

  • Une grosse envie de skier

    Le 12 décembre 2013, des agents territoriaux et des sapeurs pompiers manifestent devant le Conseil général. Le rassemblement est tendu. À 15h, des pompiers décident de se diriger au pas de course à la mairie de Grenoble dont ils pour en occuper le hall.

  • Du CEA-Grenoble à la tête du renseignement français

    « L’affaire Snowden », du nom de l’ancien consultant de la NSA (agence de sécurité américaine) qui a révélé le flicage généralisé planétaire, permet d’en savoir un peu plus sur la place du « laboratoire grenoblois » dans cette tyrannie sécuritaire.

  • Surtout n’allez pas sur notre site internet !

    Pour tout vous dire, je suis un peu gêné. Le Postillon vient de mettre en ligne un site internet, qui archive tous les articles et brèves de nos anciens numéros. Avant on pouvait seulement trouver nos PDF sur internet, sur le site des Renseignements généreux. Maintenant, on a un vrai site à nous. Cela nous a pris beaucoup de temps. Deux amis sachant parler l’informatique ont passé des heures, bénévolement, à créer l’architecture du site, assurer sa fonctionnalité, régler une multitude de petits détails. Rien de passionnant dans ce travail, qui mérite plus que des remerciements. Ensuite, nous avons passé des heures à publier article par article (à vrai dire, moi j’ai presque rien fait). Un gros boulot chiant comme une campagne d’élections municipales. Et pour saluer ce dur labeur, je ne trouve rien de mieux à faire que de la contre-publicité pour ce site. Ce n’est même pas de l’ingratitude, c’est de la goujaterie. Laissez-moi vous expliquer.

  • « À Pôle emploi personne ne m’a redonné le sourire »

    Avez-vous déjà fait attention au nombre de personnes qui poirotent tristement à 8h25, si ce n’est plus tôt, devant les agences Pôle emploi de Grenoble et de la cuvette ? Elles sont des dizaines à attendre chaque jour que les portes s’ouvrent à 8h30 pile poil, pour une première inscription, régler un problème administratif, consulter des offres sur les bornes internet ou tout simplement faire une photocopie gratuitement. Le département de l’Isère compte presque 80 000 chômeurs, ils méritaient bien qu’on s’intéresse un peu à eux. Le Postillon a donc envoyé un de ses parasites au charbon, parmi ceux, nombreux, qui traînent dans les couloirs de la rédaction. Il est allé observer ce qui se passait à l’accueil de Pôle emploi et a fait le pied de grue devant trois agences pour recueillir les témoignages de ces pseudo-assistés qui espèrent encore trouver du travail en 2013.

  • Iznogood : mode d’emploi

    Vous avez entre les mains une double page qui servira peut-être aux historiens du futur. Quand ils chercheront à savoir à quoi ressemblait un politicien normal dans les années 2010 en France, ils pourront se référer à ce document. Il faut dire que dans plusieurs siècles, on aura beaucoup de mal à s’imaginer comment des personnages si insipides ont pu avoir autant d’importance dans la vie locale. Membre après membre, nous expliquons donc les caractéristiques principales de cette espèce. Pour rédiger ce mode d’emploi, nous avions l’embarras du choix dans la cuvette. Après avoir hésité à prendre les cas d’école des adjoints municipaux Olivier Noblecourt ou Laure Masson, nous avons finalement opté pour Jérôme Safar. Le premier fayot du maire de Grenoble Michel Destot vient de se faire adouber par son maître pour être le candidat du parti socialiste aux prochaines élections municipales.

  • « Ils ne virent pas les gens, ils les font démissionner »

    L’un de nos reporters, lassé de ne pouvoir satisfaire ses besoins les plus élémentaires comme s’acheter un écran plat, est parti à la recherche d’un boulot. Attiré par la vitesse, il s’est renseigné sur ce qu’on appelle « les métiers de la restauration rapide », qui souffrent malheureusement d’une mauvaise réputation. Mais en fouillant, il a appris que ces jobs « sont de vrais métiers : très majoritairement en CDI (91%), les emplois offrent d’importantes perspectives de promotion interne (70 %) du personnel d’encadrement ont commencé équipier), quand ils ne sont pas un ‘‘marchepied’’ pour l’intégration de jeunes à la recherche d’un premier emploi ou en difficulté ». Pas encore convaincu, notre reporter a voulu en avoir le cœur net. L’opportunité se présente alors qu’il attend sur son vélo à un feu rouge : un livreur chevauchant son scooter s’arrête à sa hauteur. Ni une ni deux, notre intrépide reporter engage la conversation avec le chevalier motorisé. On l’appellera Benoît, il a 22 ans et est étudiant. Il fait de la livraison à Grenoble depuis quatre ans et demi et a travaillé dans deux entreprises différentes.

  • Coup de Masson sur la « démocratie locale »

    En juin dernier, des élus de la ville de Grenoble inauguraient une exposition sur le quartier Saint-Bruno, qu’ils avaient commandée à des étudiants en urbanisme. Une sauterie en petit comité. Cela devait être la base du début d’un « processus de concertation » avec les habitants pour, à terme, « réhabiliter » le quartier. Comme la « démocratie locale » est l’un des piliers de la propagande de la municipalité grenobloise, il fallait bien organiser un jour ou l’autre un « forum » avec les habitants. Une réunion publique s’est donc tenue au mois de novembre, censée permettre la participation de tous. Quelques jours auparavant, l’Union de quartier diffusait dans son journal un document de travail confidentiel de la mairie. Suite à cette publication, certains habitants sont venus dénoncer la supercherie.

  • Ici, bientôt le « parc Flaubert »

    Des centaines d’étrangers, qu’ils soient demandeurs d’asile, réfugiés politiques, avec ou sans papiers vivent à Grenoble et dans la cuvette sans logement pérenne et dans des conditions sanitaires déplorables. Ils occupent des bâtiments inutilisés et des terrains laissés à l’abandon d’où ils se font régulièrement expulser (un terrain de Saint-Martin-le-Vinoux, un hangar en face de la MC2, un immeuble rue des Alpes à Fontaine...) alors que d’autres ont une épée de Damoclès au dessus de la tête (un immeuble du Village olympique, un maison rue Eugène Boussant...). Des personnes vivent carrément sous tente ou dans des abris précaires. C’est le cas sur un terrain vague situé à quelques centaines de mètres de la flamboyante Maison de la culture, qui sera bientôt remplacé par le « parc Flaubert ». La réalisation de ce parc s’inscrit dans le projet de la ZAC Flaubert, « un éco-quartier pour construire l’utile et l’agréable » selon la mairie. Nul doute que les dizaines de personnes qui vivent aujourd’hui là-bas ne seront pas concernées par « l’utile et l’agréable » et se feront prochainement expulser.

  • La Métro bétonne sa concertation

    On en a déjà parlé dans Le Postillon (notamment dans les n°16, 21 et 22) : la Métro veut construire un téléphérique entre Fontaine et le plateau du Vercors. Devant l’opposition grandissante des habitants du Vercors, la communauté d’agglomération vient d’organiser six réunions de « concertation » pour faire avaler la pilule, à Grenoble, Fontaine, Lans-en-Vercors, Saint-Nizier, Villard-de-Lans et Autrans. Un opposant au téléphérique nous raconte.