Actualités

  • Les prouesses professionelles de Laurence Ruffin

    Grenoble a une nouvelle maire ! Mais qui est Laurence Ruffin ? Et qu’a-t-elle fait dans sa vie professionnelle ? Pour l’occasion, Le Postillon vous invite à lire l’article qu’on avait consacré à son entreprise à l’automne dernier.

    La voilà enfin officiellement désignée – après une longue série de claques qui portent, de communiqués incendiaires et d’accusations « d’intimidations » envers Piolle – comme l’unique successeuse du maire de Grenoble. Laurence Ruffin est candidate aux prochaines municipales au nom des Écologistes, du Parti communiste, de divers groupuscules (Ades, etc.) en attendant peut-être – avant ou après le premier tour – les Insoumis et les socialistes. Si elle est novice en politique, elle ressemble à une sorte de candidate idéale pour les éco-techniciens grenoblois, notamment grâce à son action à la tête de la Scop Alma, éditrice de logiciels. Elle œuvre à la fois dans la « tech », la monoculture locale, et elle apporte un supplément d’âme en défendant le modèle « coopératif ». Alors tous les médias déroulent le « récit » flamboyant de la PDG d’Alma, surtout soucieuse de « démocratie en entreprise », de « gouvernance partagée » et autres « répartition de valeur » et « qualité de vie au travail ». Mais personne ne se demande à quoi servent les logiciels créés par cette société coopérative. Or, vendus à certains des pires pollueurs de la planète, ils permettent avant tout de remplacer les humains par des robots. Participer à dévaster le monde en coopérative, c’est toujours dévaster le monde.

    L’article complet est à lire ici : https://www.lepostillon.org/Devaster-le-monde-Oui-mais-en-cooperative.html

Derniers articles en ligne

  • Le plus grand fichier de France

    En 2016, La Poste a racheté Probayes, une start-up grenobloise spécialisée dans l’intelligence artificielle. Pourquoi ? Quel rapport avec la distribution du courrier ?
    ça fait longtemps que La Poste vend des fichiers d’adresses postales à des entreprises pour les aider dans leur « prospection commerciale  ». Pour aller plus loin dans le marché de la « connaissance client », l’intelligence artificielle est utilisée pour collecter et ordonner des milliards de données personnelles. Voyage au sein du Big Brother postal.

  • À Clinatec, le fiasco dissimulé

    « Faire marcher les tétraplégiques » : c’est une des ambitions de Alim-Louis Benabid, président du directoire de Clinatec, la clinique expérimentale consacrée au cerveau situé sur le site du CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives). Pour avoir une caution médicale, Benabid avait également associé le CHU et l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) à ce projet. Mais patatras : suite à des tensions autour des risques éthiques et une grande souffrance du personnel, ces partenaires ont été éjectés. C’est une histoire datant d’il y a trois ans, mais la raconter permet d’en apprendre beaucoup sur le fiasco d’un fleuron de la recherche grenobloise. Et sur l’impunité du CEA, qui s’est bien gardé de communiquer là-dessus et qui continue à tenter de capitaliser sur l’image de l’Inserm pour vendre Clinatec.

  • L’éco-station qui pourrit l’eau potable

    Qu’elle est verte ma station de ski ! À en croire la communication et la presse locale, la « smart-station » Chamrousse serait à la pointe de l’écologie. En réalité, elle élabore des solutions artificielles et polluantes pour stimuler des activités sans lendemain. Son plus haut fait d’armes : avoir pourri l’eau potable de toutes les communes en-dessous. Le pire c’est que c’est pas fini.

  • Les Urgences en burn-out

    Le Postillon a envoyé une lettre recommandée à madame Hubert, ancienne directrice de l’hôpital de Grenoble, le 7 janvier dernier.

  • La première des violences

    Début décembre, la députée de l’Isère Émilie Chalas se plaint dans les médias de « menaces » des gilets jaunes et assure craindre pour sa vie. Ça la fait rire Soraya, d’entendre ça. Rire jaune, bien entendu. Parce qu’elle la connaît bien, Émilie Chalas : c’est son ancienne supérieure hiérarchique à la mairie de Moirans. Quand elle travaillait sous ses ordres, Soraya a fait une tentative de suicide et une longue dépression. Il y a les violences des « casseurs » qui passent en boucle sur les chaînes d’info, et puis les violences institutionnelles, qui détruisent des vies en silence.

  • Les « coopés » d’abord

    Grenoble ville innovante ? Il arrive fréquemment que la pauvre vieille technopole soit en retard d’un train, et que des initiatives percutantes viennent d’ailleurs et pas d’ici. Pour cet épisode : les coopératives d’habitants.

  • L’arbre va tomber

    Pendant soixante-dix ans, Raphaël Bichebois, 94 ans, a cultivé et entretenu un terrain voisin de son immeuble avec d’autres jardiniers. Le dernier jardin ouvrier du quartier de la Buisserate à Saint-Martin-le-Vinoux, planté d’arbres fruitiers et patiemment jardiné. Aujourd’hui ce sont trois immeubles que la mairie de Saint-Martin-le-Vinoux voudrait voir pousser au pied du Néron, mais le flou sur le lancement des travaux laisse planer le suspense : en 2019, Raphaël pourra-t-il continuer à planter ses patates ?

  • La privatisation du social

    La pauvreté explose, les moyens publics pour y faire face diminuent… Heureusement, il y a les businessmen ! De plus en plus de fondations investissent dans le social. La fondation Boissel, du nom d’un médecin, a repris ou « absorbé » ces dernières années plusieurs structures sociales de la cuvette : les associations Miléna et Solidarité Femmes, accompagnant toutes deux les femmes victimes de violence, le traiteur et restaurant solidaire de la Villeneuve L’Arbre fruité, ou le service (…)

  • Courrier des Lecteurs

    Ne nous posons plus de questions
    Des internautes nous ont offert de belles réactions sur l’article « Ingénieurs : Pourquoi ? » du Postillon n°47, qui a été publié sur le site Agoravox. Le commentaire de Zelco est notre number one. Après avoir cité une de nos phrases : « En école d’ingé, on apprend à répondre aux questions “comment ?” mais jamais “pourquoi ?” », il s’emballe : « C’est sûr que si vous ne comprenez pas ça, vous n’avez rien à foutre comme ingénieur. Et non, je ne peux pas vous (…)

  • Ever Clean Hand

    Pourquoi profiter de la vie quand on peut flipper de tout, et surtout des milliards de miasmes et de bactéries qui se promènent autour de nous ? Les humains, c’est sale et ça se refile plein de saloperies en s’embrassant ou en se serrant la main. Heureusement, une start-up grenobloise a pondu une grosse machine pour garantir des mains sans bactéries. L’entreprise s’appelle Ever Clean Hand, et elle tente de commercialiser une grosse « borne désinfectante » à installer dans des entreprises (…)