Actualités

  • Magouillo Ergo Sum

    Depuis trois jours, les trolls carignonistes nous font un super coup de pub’ en pourrissant l’Internet de reprises de la Une de notre dernier numéro "Pourquoi Carignon va (hélas) gagner".

    Alors déjà on voulait leur dire : merci pour la promo, les ventes en plus nous aideront peut-être à payer les frais judiciaires pour le procès intenté par la multi-élue Nathalie Béranger, numéro deux sur la liste de Carignon (https://www.lepostillon.org/Le-Postillon-en-proces-a-Paris.html).

    D’autant plus que leurs « followers » auront effectivement beaucoup à gagner à acheter notre journal papier, cela leur permettra de voir comment le site Grenoble le changement, organe officiel des ultra-carignonistes, ne retient - comme à son habitude – de notre journal que ce qui l’intéresse, quitte à couper grossièrement des images. Ainsi la photo de la Une est judicieusement cadrée pour ne pas laisser apparaître le bas du dessin où la devise « Magouillo ergo sum » résume tout l’activisme politique (en tant qu’élu ou candidat) de Carignon.

    En mars 1983, Carignon avait été élu à la surprise générale, la majorité des habitants ou « observateurs » croyant que la ville était pour toujours « acquise » à la gauche. 42 ans plus tard, l’histoire pourrait se répéter… sauf que cette fois-ci, grâce à la Une de notre journal, ce serait beaucoup moins une « surprise ».

    Et cela entraînera peut-être un autre dénouement. Car dans notre journal, il y a des articles qui contredisent carrément la Une (faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier), comme le compte-rendu ci-dessous de la soirée des vœux d’Alain Carignon. Alors bonne lecture de notre journal papier, d’autant plus qu’en dehors des cinq pauvres pages consacrées aux élections grenobloises, il y a vingt-trois autres pages encore plus pertinentes !

Derniers articles en ligne

  • Le concierge et la vieille dame

    En 2012, on avait suivi quelques jours Michel, le concierge de la tour Vercors. L’une des trois emblématiques tours de la cuvette. Construites au milieu des années 60, du haut de leur hectomètre elles surplombent à l’ouest le commissariat de police et à l’est l’immense cimetière Saint-Roch. Verrues pour certains, emblèmes de l’architecture grenobloise pour d’autres, elles sont aujourd’hui classées « architecture contemporaine remarquable ». Mais les tours, on s’en tapait un peu à vrai dire.
    Nous, ce qui nous intéressait, c’était Michel et son quotidien. On avait observé et raconté, ses allers et retours chargé de poubelles sur roulettes, les changements d’ampoules sur les paliers, les coups de téléphone, son attente interminable dans sa loge l’après-midi, ses repas avec une vieille dame de l’immeuble, son parcours depuis son départ du Cameroun et sa lecture rituelle de L’Équipe.
    Qu’est-ce qu’est devenu Michel huit ans plus tard ? Il est toujours là. Et qu’est ce qui a changé ? Ben rien... Ah si deux trois petits trucs.

  • Big Isère is controling you

    Aimeriez-vous voir votre relevé de comptes épluché par une autorité administrative ? Depuis quelques années et l’accentuation de la chasse à la fraude aux prestations sociales, c’est ce que subissent nombre d’allocataires du RSA, obligés de fournir leurs relevés de comptes à la Caf (Caisse d’allocations familiales). En dernier recours, des agents de la Caf peuvent eux-mêmes fouiller dans les comptes des allocataires, sans leur consentement, grâce au fichier Ficoba, le Fichier national des comptes bancaires et assimilés. Une pratique également accessible à certains policiers ou certaines autres professions, mais pas aux agents du Département, dont dépend le versement des allocations. Et pourtant, des documents auxquels nous avons eu accès laissent à penser qu’une salariée du Département de l’Isère s’est servie de ce fichier. Cette personne embauchée par le Département afin de lutter « contre la fraude au RSA » a été « mise à disposition » par la gendarmerie. Un mélange des genres qui pose beaucoup de questions.

  • Stade des Alpes : sous perfusion par millions

    Le coût de construction du stade des Alpes à Grenoble – passé de 23 à 90 millions au moment de son inauguration en 2008 – avait déjà fait scandale. Depuis, l’argent public continue à se déverser sur cet énorme bâtiment, vide 99 % du temps. La Métropole a beau répéter sa volonté de « faire des économies » et changer de temps en temps de délégataire, ce stade est un puits sans fond qu’il s’agit de remplir : son histoire est émaillée de banqueroute et de subventions à six chiffres. Et c’est pas prêt de s’améliorer.

  • L’épidémie de centres commerciaux s’aggrave sur l’agglomération

    « La nouvelle vague qui approche va être encore plus violente que les précédentes. » C’est le cri d’alarme de Monique, directrice du Chuga (Consumérisme : une Hérésie ! Urgence de Gérer les Addictions). « Si rien n’est fait, le taux d’incidence sur le territoire s’approchera des 120 boutiques pour 400 000 habitants !  » Derrière cet indicateur un peu technique, ce sont les vies de dizaines de petits commerces qui sont en jeu : si la nouvelle vague annoncée par l’ouverture prochaine du centre commercial Neyrpic à Saint-Martin-d’Hères et l’agrandissement de Grand Place se confirme, la situation consumériste pourrait devenir encore plus terrible.

  • Derrière les artifices

    « C’est quand ils font le million », « C’est pour prévenir de l’arrivée de la police  », « Nan mais c’est pour Halloween  »... Depuis fin octobre, des feux d’artifice sont régulièrement tirés dans des quartiers de l’agglomération (Mistral, Alma, Abbaye-Jouhaux, Villeneuve, Village Olympique, à Échirolles, etc). À chaque fusée qui crépite au-dessus d’un quartier, les légendes urbaines se propagent comme des traînées de poudre sans que l’on prenne le temps de comprendre d’où vient la fumée. Le Daubé (16/11/2020) réussit même l’exploit de consacrer une double page aux artificiers les plus chauds de notre région sans jamais donner la parole à un ou une habitante de banlieue. Pour contrebalancer, un journaliste du Postillon a décidé d’aller s’y balader, en espérant remonter jusqu’au départ de l’incendie.

  • Passage en force pour le Métrocâble

    « Quoi qu’il en coûte . » Le Métrocâble a beau coûter 65 millions d’euros pour 3,7 kilomètres. Des enquêtes publiques ont beau avoir rendu des avis négatifs. Les avis émis lors de consultations truquées ont beau être très mitigés, les élus métropolitains ont quand même voté pour le Métrocâble. Un choix uniquement guidé par la volonté de « rayonner  ».

  • Poma de discorde

    Enfin ! Après plus de 45 ans de lobbying, l’entreprise Poma basée à Voreppe tient enfin son transport par câble dans l’agglomération grenobloise. Avec la future liaison entre Fontaine et Saint-Martin-le-Vinoux, annoncée pour 2024 après le vote favorable de la Métropole, le « leader mondial du transport par câble » parviendra à imposer ses pylônes à domicile, pour le plus grand bonheur de son chiffre d’affaires en croissance constante.

  • Aledia

    C’est la grande fierté grenobloise du moment : une nouvelle usine va être créée dans la cuvette. Ça se passe à Champagnier, sur les anciens terrains ultrapollués de Poliméri, usine chimique fermée en 2005. Après le caoutchouc, ce sont maintenant des diodes électroluminescentes qui vont être produites dans les bâtiments prochainement construits par Aledia, une start-up bien de chez nous issue du CEA Grenoble. Créée il y a neuf ans à Minatec, cette boîte possède déjà depuis l’année dernière (…)

  • Thierry la Fronde

    Dans le numéro 53 (décembre 2019), nous mettions en jeu un abonnement de deux ans au Postillon pour la personne qui parviendrait à shooter au lance-pierres le drone qui effectue les livraisons de La Poste entre le Fontanil et Mont-Saint-Martin. Avant l’été, on apprenait que le drone avait disparu et que « l’acte de malveillance n’était pas exclu » (France 3, 04/06/2020). Depuis, personne n’est venu réclamer le lot. Quelle humilité, quel désintéressement ! Ça donne encore plus envie de (…)

  • Les primaires d’EELV

    L’année 2020 a été riche en scénarios improbables, la double ration de confinement, la réélection de Ferrari à la tête de la Métropole, l’avant-dernière étape du Tour de France, le battle entre Didier Raoult et Olivier Véran, les mystères profonds du succès d’Aya Nakamura. Mais on n’est a priori pas au bout de nos surprises et un des plus grands moments de poilade du 21e siècle devrait bientôt avoir lieu : les primaires de EELV pour désigner le candidat du parti à la présidentielle de 2022. (…)