Il y a deux France. Celle de Neuilly-sur-Seine, de Corenc et des beaux quartiers. Celle de Liliane Bettencourt, plus riche femme de France mouillée dans une histoire de conflit d’intérêts, « affreusement choquée » après la perquisition ayant eu lieu à son domicile le premier septembre dernier, alors que celle-ci s’est déroulée en toute courtoisie : « La brigade financière m’a demandé ce matin par téléphone si j’acceptais une perquisition de mon domicile. » (Le Monde, 1/09/2010)
Et puis il y a la France de la Villeneuve, de Villiers-le-Bel et de tous ces grands ensembles honnis. Là ou les perquisitions ne se déroulent pas après une demande téléphonique, mais avec portes défoncées, violences, mépris, humiliations verbales.