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Articles de ce numéro

  • Attal répare, Attal remplace

    Plus c’est gros, plus ça passe. À la cité scolaire Europole de Grenoble, l’équipe enseignante vient d’assister impuissante à un cas flagrant de népotisme, déjà évoqué sur Place Gre’net (28/2/2024) et sur le site de Marianne (4/3/2024). La sœur de la suppléante de l’actuel Premier ministre (et ancien ministre de l’Éducation nationale), Gabriel Attal, prof d’espagnol, était mécontente de son emploi du temps. Son entregent lui a permis, contre toute logique et toute règle de gestion du personnel, d’obtenir la classe de son choix. Une des victimes de ce passe-droit, Federico, nous raconte cet abus de pouvoir macroniste.

  • La tech aussi drague lourdement

    Dans le dernier numéro, on racontait comment STMicroelectronics se flattait de son engagement pour l’égalité des sexes alors qu’elle perdait un procès pour discrimination sexiste : le féminisme-washing dans le monde de la tech bat son plein.
    Entre-temps, on a vu fleurir des dizaines d’autres exemples de cette campagne de communication à destination des femmes. Des projets, messages, initiatives pour promouvoir les métiers de la tech et recruter plus de femmes dans un secteur qui manque de bras... Mais aussi pour prêcher ô combien les nouvelles technologies, l’IA en tête, pourront à terme œuvrer à l’émancipation de tous et toutes. Décryptage.

  • Boire ou conduire (un véhicule électrique), il va falloir choisir

    «  Pourquoi vous critiquez tant STMicro ? Au moins ça pollue moins que dans des pays sans norme...  » Et c’est vrai que la pollution locale de STMicro est une goutte d’eau dans l’océan de nuisances engendré par l’industrie de la transition numérique et de l’électrification générale. D’où l’importance de la contester, ici comme ailleurs.

  • Batteries, l’arnaque du recyclage

    Les batteries électriques vont sauver le monde ! C’est – peu ou prou – le discours des autorités promouvant sans relâche la « mobilité électrique » qu’elle se fasse à trottinette, à vélo ou en voiture. Alors le nombre de batteries en circulation explose dans le monde. En 2021, la Royal Society of Chemistry avance les chiffres suivants : 134 000 tonnes de batteries lithium en 2009, dix fois plus en 2019 (1,2 million de tonnes) et des prévisions qui multiplient encore par dix ces chiffres pour 2030, atteignant 12,7 millions de tonnes (d’autres prévisions parlent du double en 2030).
    À quelques années de distance, ce tsunami de batteries lithium se transformera en un tsunami de déchets. Car une chose est certaine aussi pour les batteries : elles finissent par mourir un jour (leur espérance de vie étant de un à dix ans). Et après, qu’en fait-on ? Les autorités et industriels mettent en avant un hypothétique « recyclage ». Mais en Isère comme ailleurs, impossible d’en trouver la moindre véritable trace, malgré la présence d’un certain Farouk Tedjar, présenté il y a une dizaine d’années comme le messie de la « mine urbaine ». Par contre, en suivant la trace des batteries usagées, on tombe sur de nombreux incendies...

  • Autopsie des trottinettes électriques

    Au début ça nous choquait, maintenant on s’y est fait. Plusieurs fois par jour, on se fait doubler par des trottinettes électriques, malgré nos qualités hors-pair de cyclistes. Par contre on ne s’est toujours pas habitués au fait qu’on puisse présenter comme « écolos » des objets qui ont besoin, outre d’énergie nucléaire pour être rechargés, d’une énorme complexité minière et industrielle pour être produits. Alors pour en savoir plus, on est partis à la rencontre du monde de la trottinette électrique grenobloise.

  • Le business plan de Verkor pour la bonne conscience des riches

    «  La pépite française de la batterie ». Ces derniers mois, la start-up grenobloise Verkor fait beaucoup parler d’elle au niveau national, grâce notamment à la construction de sa « gigafactory » de batteries à Dunkerque. Mais à quoi vont servir ces batteries ?

  • à cran

    Peut-on fuir loin de l’intelligence artificielle ? Existe-t-il des endroits du monde épargnés par les chamboulements technologiques ? Étouffant de plus en plus entre les murs de son labo, notre mathématicien-chercheur en intelligence artificielle a voulu aller prendre l’air aux Rencontres de l’Écologie de Die. Mais là-bas aussi, au pays des écolos-hippies, une conférence sur l’intelligence artificielle est venue pourrir l’ambiance...

  • L’opéra de l’univers n’a pas pu être joué

    Au Postillon, on l’écrit assez souvent : À Grenoble encore plus qu’ailleurs, l’argent public se déverse à grands flots sur les institutions scientifiques. Ceci dit, il faut néanmoins relever de grandes inégalités : quand les institutions publiques ou les entreprises privées œuvrant dans la « tech » palpent des milliards d’euros d’argent public, les projets moins « start-up nation » sont moins bien dotés. D’autant moins s’ils doivent composer avec les égos et ambitions des uns et des autres, qu’ils soient élus, universitaires ou concurrents sur le créneau de la « culture scientifique ». Illustration avec l’histoire instructive de Cosmocité, le nouveau « centre de sciences » métropolitain basé à Pont-de-Claix, racontée par quelques-uns de ses principaux acteurs.

  • Une oasis dans le « désert convivial »

    Si on parle (un peu) du désert médical qui grandit – notamment – dans les quartiers populaires, on évoque moins souvent le « désert convivial » qui gagne du terrain encore plus vite. Ainsi dans quantité de quartiers de la Cuvette, il n’y a plus un seul endroit où aller boire un café, lire le journal, prendre le temps de discuter avec ses voisins dans un lieu propice. Alors Le Postillon est allé passer un peu de temps dans un des derniers restants : le Mosaïkafé dans l’atypique quartier Renaudie de Saint-Martin-d’Hères. Reportage dans un de ces lieux dont l’existence devrait être reconnue d’utilité publique.

  • Rideau !

    Et encore deux lieux de sociabilité en moins à la Villeneuve ! Dernièrement le tabac-presse et le bar associatif Le Barathym ont baissé le rideau… Entre fermeture des commerces et difficultés des associations, le « désert convivial » progresse dramatiquement dans le quartier. Certaines figures du quartier mettent en cause, outre quantité de facteurs nationaux, la « municipalisation » impulsée par l’équipe Piolle. La Ville, elle, défend sa politique en promettant des « dynamiques » prochaines.

  • Un héritage détourné depuis 36 ans

    C’est une des plus vieilles « affaires » encombrant le tribunal de Grenoble. Ce qui aurait pu être une banale histoire de succession, et ses inévitables péripéties, traîne depuis maintenant trente-six ans – quand même – et a occasionné des dizaines d’audiences, sans que les plaignants aient pu obtenir satisfaction. Un des grands bénéficiaires de cette lenteur de la justice n’est pas un inconnu de nos services : Édouard Ytournel est une des figures des Républicains de l’Isère, ancien candidat aux municipales de La Tronche et donc grand gagnant au jeu du détournement d’héritage.

  • Le meilleur des affaires

    Pour le concours des affaires politico-judiciaires dans le département, on remarque ces derniers temps une légère remontée du camp de la gauche, avec notamment la condamnation du maire de Grenoble Éric Piolle pour favoritisme ou la garde-à-vue du président de la Métropole Chrsitophe Ferrari pour son utilisation abusive de sa voiture de fonction (en attendant un probable futur procès). Néanmoins, c’est toujours la droite qui mène largement cette compétition, et pas seulement grâce au leadership flamboyant d’Alain Carignon, qui reste à ce jour l’homme politique français encore vivant ayant fait le plus de prison (29 mois). Ses jeunes poulains ne sont pas en reste et rivalisent d’imagination pour obtenir des condamnations originales. Citons quelques unes des plus belles performances actuelles.

  • NOYERS : L’AGRICULTURE LA TÊTE SOUS L’EAU

    Au début de mon article sur les agriculteurs en colère, je le pensais comme ça : une succession de portraits comme celui de Florian. Je le savais déjà avant : la situation des agriculteurs est très variée et il est à peu près aussi stupide de dire « les agriculteurs pensent... » que « les Français pensent… ». Dans le choix des types de fermes, des modes de production, des façons de vendre, du rapport à la mécanisation, aux produits chimiques etc., il y a encore en Isère une assez grande « biodiversité ».