Bonne ambiance à l’INPG (institut national polytechnique de Grenoble), dont les écoles se vantent sur leur site internet d’être « régulièrement classées parmi les meilleures grandes écoles d’ingénierie et de management en France et dans le monde ». Mais « meilleures » pour enseigner quoi ? Comment toujours plus dévaster le monde ? Le débat sur la finalité des études d’ingénieur n’a en tout cas pas l’air d’être possible à l’intérieur de l’INPG. L’année dernière, deux étudiants des écoles de l’INPG, qui avaient signé une tribune pour dénoncer les partenariats de l’établissement d’enseignement supérieur avec l’industrie de l’armement, et pour dénoncer le rôle de cette industrie dans le génocide du peuple palestinien, s’étaient vus retirer une subvention pour un projet d’étude qui leur avait pourtant initialement été accordée par la Fondation INP. Cette année, Phelma, l’une des écoles de l’INPG, s’inquiète d’une potentielle perturbation de la cérémonie de remise des diplômes le 5 décembre. En amont de la cérémonie, dans un mail aux responsables de filières, elle communique la liste de tous les diplômés avec une demande un peu spéciale : indiquer qui, dans la liste des diplômés serait une « forte tête », dans le but explicite d’éviter une intervention polémique et un scandale « dans le style Agro Paristech » il y a quelques années. Il n’est pas précisé, par contre, le traitement réservé aux « fortes têtes » qui oseraient questionner leur future responsabilité dans la militarisation ou l’artificialisation du monde. Après la censure en 2024, voilà donc l’appel à la délation en 2025. Quelle technique pour 2026 ?
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