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  • La noix connectée – le meilleur du pire de l’innovation grenobloise

    On a fait un nouveau hors série ! Mais plutôt que de choisir l’option brochure (comme Mélancolie postale ou STMicro, gros dégâts des eaux) on a fait le choix cette fois-ci d’en faire un vrai bouquin qu’on autoédite à 1000 exemplaires. « La noix connectée – le meilleur du pire de l’innovation grenobloise » – sortira autour de mi-mars et proposera 115 pages pour dix balles. Il sera disponible dans un certain nombre de points de vente (librairies et tabac-presse) qu’on démarchera à partir de mi-mars. Ce sera aussi bien entendu possible de le commander par correspondance, contre douze euros frais de port compris, à envoyer en espèces ou en chèque à Le Postillon, 42 avenue Jean Jaurès 38600 Fontaine. En attendant voilà un bout de notre préface.

Derniers articles en ligne

  • Suivez l’argent, il mène à Le Maire

    Pour savoir quels intérêts sert la Macronie, il suffit de voir où se recasent ses anciens ministres. Ainsi l’Isérois Olivier Véran est maintenant lobbyiste pour des sociétés privées œuvrant dans le domaine de la santé, quand l’ancien ministre de l’Intérieur Christophe Castaner travaille pour Shein, un site de « fast-fashion » chinois. Bruno Le Maire, ministre de l’économie pendant sept ans, a choisi lui l’entreprise néerlandaise ASML. Ce nom ne vous dit sans doute rien, et pourtant : c’est le leader mondial des « équipementiers » pour la microélectronique. Cette boîte fournit notamment de coûteuses machines (plusieurs dizaines de millions d’euros) de photolithographie pour des entreprises comme STMicro et Soitec.
    Incroyable coïncidence : c’est ce même Bruno Le Maire qui avait annoncé en 2023 le soutien de l’État à l’agrandissement du site de STMicro Crolles, moyennant 2,9 milliards d’euros d’argent public. Deux ans et demi plus tard, l’entreprise GlobalFoundries, avec qui devait s’associer STMicro, n’a jamais rien fait à Crolles et investit finalement aux États-Unis. Rien ne permet non plus d’assurer que les 1 000 emplois annoncés à Crolles seront créés un jour, STMicro venant même d’annoncer des licenciements à venir sur ses sites isérois (voir ici). Les centaines de millions d’euros d’argent public ont-ils seulement servi à acheter des machines à la société employant aujourd’hui Bruno Le Maire ?

  • Zéro emploi net

    Que se cache-t-il derrière l’annonce récente de licenciements à venir sur les sites français de STMicro ? De réelles difficultés économiques ou une triviale volonté de mieux satisfaire les actionnaires ?

  • « On m’a plusieurs fois dit que je m’étais grillé, je vous le confirme aujourd’hui »

    C’est la dernière « affaire » concernant Piolle. Selon Enzo Lesourt, qui a été son « conseiller spécial » pendant huit ans, le maire de Grenoble et « l’insoumise » Élisa Martin (députée qui, à l’époque, était première adjointe) lui avaient imposé un deal fin 2016 : faire passer son salaire de 3 000 à 3 600 euros à condition qu’il reverse 400 euros en liquide chaque mois à Élisa Martin (qui venait de perdre ses indemnités d’élue au Conseil régional et devait se contenter de 3 100 euros brut). Au total, cet arrangement, qui a perduré jusqu’en 2020, a entraîné le détournement de 16 800 euros d’argent public – d’où l’ouverture d’une enquête par le parquet pour « concussion et recel de ce délit ». Après avoir été entendu par la police, Enzo Lesourt a décidé de sortir du silence et revient dans cette interview – sans toutefois toujours répondre aux questions – sur cette affaire, sur la condition de salarié politique et sur « l’obsession des élus pour la toute-puissance, même à gauche  ».

  • Luttes victorieuses pour la libération des cailloux ?

    On croyait pourtant avoir tout bien fait. Dans notre combat homérique pour être le plus loin possible de toute forme d’actualité, on avait frappé un grand coup. La Une de notre numéro soixante-treize titrait « Libérez les cailloux ! ». À l’intérieur, quatre pages parlant exclusivement de pierres, et de tous les enjeux que leur exploitation recoupe. Ah ah ah ! Bien malin celui qui trouvera un sujet aussi obscur et éloigné du flux d’actualités toutes plus tragiques, sexy et/ou accrocheuses les unes que les autres. (...) Et puis patatras. V’là-t’y-pas que l’actualité, contre toute attente, vient nous coller au cul. Le 20 juin, des millions de mètres cubes de cailloux se « libèrent » dans la haute vallée du Vénéon (en Oisans) et rasent en quelques heures la plupart de la cinquantaine de maisons du hameau de la Bérarde.

  • Plus c’est gros, plus ça casse !

    Elles ont bon dos, les catastrophes naturelles ! Alors qu’elles se multiplient, les autorités tentent de les rendre responsables de tous les désastres. Et ce, même quand les causes semblent bien plus humaines que naturelles…
    Dernier exemple en date : le gigantesque éboulement du 25 Juillet sur la commune de La Rivière, où un million de mètres cubes de roches ont envahi la plaine et des hectares de noyers. Alors que la route départementale très fréquentée a été ensevelie sur 400 m et que la vie des riverains est depuis bien compliquée, les autorités tentent de faire croire que cette catastrophe serait juste « naturelle », comme la crue ayant rasé le hameau de la Bérarde. Le collectif d’habitants monté à la suite de l’éboulement est lui persuadé de la responsabilité des industriels Carron et Eiffage, qui exploitaient une carrière à l’endroit même où la montagne est tombée. L’enquête menée par Le Postillon vient apporter de l’eau à leur moulin.

  • Mangez de la terre, pas des puces

    Dans la vallée du Grésivaudan, il n’y a pas que l’usine de semiconducteurs STMicroelectronics qui s’agrandit : il y a aussi sa voisine Soitec. En avril dernier, juste après une manifestation de 2 000 personnes « De l’eau, pas des puces ! », on apprenait la suspension de l’extension de Soitec. Une « victoire » pour les opposants de StopMicro, contestée par la direction de Soitec, qui évoquait une décision due à un marché des semiconducteurs moins dynamique que prévu. En tous cas, le « répit » aura été temporaire : cet été, l’extension a repris, même si elle n’est plus officiellement portée par Soitec, mais par Isère Aménagement (voir encart). Conséquence directe de cette extension : la bétonnisation prévue de onze hectares de terre agricole, et peut-être l’expropriation d’une ferme. Le Postillon a rencontré l’une des victime directe de cette nouvelle artificialisation.

  • "J’ai toujours été hors-case de toutes façons"

    Au Postillon, on n’est pas sectaires ! Malgré toutes nos critiques sur les batteries et sur la mode du tout-électrique (voir notre n° 72), on l’affirme haut et fort : « des véhicules à moteur électrique, y en a des biens ». Depuis quelques années, quelques vélos-taxis à visée sociale sillonnent les rues grenobloises. Portraits de deux figures des rues grenobloises, à commencer par Gloria, une des pionnières du vélo-taxi social, qui évoque autant la chute libre de l’offre de soins, les failles des dispositifs d’aide à la personne, que ses peines et ses joies.

  • Pour une IA pas (t)éthique

    Inutile de contester l’utilité ou la pertinence de l’intelligence artificielle (IA), de toute façon elle est là, on n’a pas le choix et faut bien faire avec.
    Tel est en substance le discours de la plupart des faiseurs d’opinion, de France Inter au Monde et jusqu’aux médias les plus à gauche, pour qui il est plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin de l’intelligence artificielle. Alors pour enjoliver le monstre IA, on entend de plus en plus parler d’« IA éthique », notamment sur le campus grenoblois.
    Trop vieux pour assister à l’événement présenté ci-dessous (et trop blacklisté aussi), ce mois-ci notre mathématicien a laissé les clés de sa chronique à une doctorante intriguée par « l’IA éthique ». Elle qui n’espérait déjà plus pouvoir changer le plomb de l’IA en or pour la planète ne décolère pas de la tromperie sur la marchandise qu’on lui a vendue… Elle raconte.

  • Derrière le spectacle du trafic

    Quatre pages questionnant le spectacle médiatique, et ses nombreux secrets, du trafic et de la "guerre des gangs" à la grenobloise.

  • Isorg de barbarie

    Pendant quatorze ans, la presse locale, Daubé en tête, a multiplié les articles louangeurs sur la start-up Isorg, qui avait une « ambition industrielle mondiale » après avoir été biberonnée au CEA (commissariat à l’énergie atomique). Malgré les dizaines de millions d’euros publics investis, la société a été mise en liquidation cet été sans avoir jamais rien vendu. Et le plus cocasse, c’est que Le Daubé et autres promoteurs du « modèle grenoblois » n’en ont rien dit. Même pas une petite brève.
    Voilà donc cet oubli réparé.